[ Site en cours de création ]

Le service sanitaire de l'armée allemande durant la seconde guerre mondiale

Avertissement : rien ici ne doit être interprété comme un avis médical car je ne suis pas un médecin; toutes les informations techniques sur la médecine sont uniquement à des fins de recherche historique et sont basées sur la technologie médicale et la recherche des années 1940. Ce site ne soutient, n’approuve ni ne tolère les actions et l'idéologie du parti nazi. Ce site est entierrement apolitique et a seulement pour objectif le partage de connaissances sur un sujet historique.

Avant-propos

Cette documentation est faite dans le but de partager des connaissances sur le service sanitaire de l'armée allemande durant la seconde guerre mondiale. Il est basé sur plusieurs années de recherches mais peut tout de même contenir des erreurs, si vous en voyez, merci de bien vouloir m'en informer (voir sous les sources). C'est un sujet connus pour être compliqué et dont les informations sont difficiles à trouver. En ce sens, avoir enfin une bonne base d'informations sur ce sujet en français, est un objectif d'autant plus interessant.

Avant tout, il est important de bien cadrer le sujet. Nous ne traiterons pas de la croix rouge allemande, la "Deutsches Rotes Kreuz", qui est une autre entité même si on la retrouve dans les hopitaux militaires. Un chapitre sera à propos du service sanitaire dans la Luftwaffe et la Kriegsmarine, le reste décriras principallement celui de la Heer dont le fonctionnement est globallement semblable aux autres armées. Voilà le cadre de la présentation, non que les autres sujets soient moins interessant mais il est important de fixer des limites afin d'obtenir un enssemble cohérent.

1 - L'organisation du service sanitaire

Le corps médical de l'armée était divisé en services médicaux de terrain et en armées de remplacement, en unités de troupes et d'hôpitaux, allant de grandes unités comme des groupes d'armées à de petits groupes comme des bataillons. Elle appartenais aussi à des divisions de types divers, tels que l'infanterie, les divisions de montagne , etc. Il y avais un service médical dans la luftwaffe (l'armée de l'air) et la kriegsmarine (marine). Ces services étaient séparés mais travaillais tout de même parfois enssemble, notamment lors de l'évacuation des blessés et leurs transport. Il est important de garder à l'esprit que le service sanitaire n'est pas un seul bloc mais au contraire, une entité très éclaté dans toutes les branches militaires.

1.1 Présentation du personnel

Le brancardier auxiliaire
Allemand : Hilfskrankenträger
Anglais : Auxiliary stretcher bearer
Le brancardier auxiliaire n'était pas vraiment un membre du personnel médical; Il ne fait pas parti du service sanitaire mais est présent dans les autres compagnies aux côtés de brancardiers. J'ai choisis tout de même de le présenter ici afin de bien souligner son rôle pour qu'il ne soit ni confondu avec les autres, ni oublié. Présent dans toutes les compagnies, il y en avait habituellement huit dans une compagnie d'infanterie en 1941. Le brancardier auxiliaire aidait, en cas de besoin, les brancardiers. A défaut ils avaient un rôle différent dans leur compagnie qu'ils reprennaient ensuite.

Le brancardier
Allemand : krankenträger
Anglais : stretcher bearer
Présent dans toutes les compagnies, il y en avait habituellement quatre dans une compagnie d'infanterie en 1941.
Les brancardiers faisaient partie du personnel médical le plus proche des combats. Ils avaient le devoir de mettre en sécurité les blessées et de leurs appliquer les premiers soins si necessaires (arrêter le saignement, immobiliser les fractures). Ils évacuaient ensuite les blessés du front vers la station de soin la plus proche. Ils avaient pour supérieur un sous-officier du corps médical présent dans leur compagnie.

Le soldat sanitaire
Allemand : sanitätssoldat
Anglais : medical orderly
En grand nombre dans toutes les compagnies médicales, les soldats sanitaire participaient à l'évacuation des blessés arrivant du front vers les stations de soin et les hopitaux. Ils pouvaient traiter les blessures mineures, certaines maladies, appliquer les premiers soins aux grièvement blessés et préparer leur évacuation. Ils s'occupaient aussi des très nombreuses tâches diverses comme le montage des tentes, préparation du matériel, de l'hygiène, etc. Ils avaient pour supérieur un sous-officier du corps médical.

L'aspirant sous officier sanitaire
Allemand : sanitäts unteroffizieranwärter (/ Unteroffizierbewerber)
Anglais : medical Service N.C.O. candidate
Ils étaient En apprentissage sur le terrain ou en formation à l'arrière
Comme dans toutes les autres branches de l'armée, l'aspirant sous-officier était un soldat qui avais été choisis pour suivre les formations necessaires afin d'obtenir une promotion vers les rangs de sous-officier.

Le sous-officier sanitaire
Allemand : sanitätsunteroffizier
Anglais : medical Service N.C.O.
Ils étaient toujours au moins 1 par compagnie et en plus grand nombre dans les compagnies sanitaires et responssable des brancardiers dans toutes les compagnies et de l'établissement de certains postes de secours sur le terrain. Ils dirigeaient des hommes mais participaient aussi aux soins des blessés. Ils pouvaient aussi avoir des rôles de formateur, de chef d'équipe de communication, etc. Les sous-officiers étaient probablement ceux avec la plus grande variété de rôle possible dans le service médical.

L'aspirant officier sanitaire
Allemand : sanitätsoffizieranwärter (/ Fahnenjunker / Offizieranwärter / Offizierbewerber)
Anglais : officers candidate of the medical services
Ils étaient principallement dans l'académie militaire médical de Berlin, pour certains cas en exercice sur le terrain
Un sous-officier passais par cette position en attente de sa promotion vers les rangs d'officiers. Un A sera présent sur leurs épaulettes signifiait qu'ils étaient en étude à l'académie militaire médical de Berlin.

L'Officier subalterne
Allemand : sanitätsoffizier / Kompanieoffiziere
Anglais : officers of the Medical Services
L'Assistenzarzt et l'Oberarzt (lieutenants) étaient responsables au niveau de la compagnie médical. Le Stabsarzt (capitaine) était responssables au niveau du bataillon médical. Il était le subordonnés du docteur de division avec qui il partageais les tâches. Sur la photo on peut y voir un officier dentiste.

L'Officier supérieur
Allemand : sanitätsoffizier / Stabsoffiziere
Anglais : officers of the Medical Services
Les deux premiers officiers supérieurs étaient les medcins de division, le troisième (colonel) avais des responssabilités au niveau du corps d'armée. Les officiers étaient des medecins, bien qu'avec la lourde responsabilité de superviser un grand nombre d'hommes et de prendre des décisions importantes comme par exemple sur les emplacements et les déplacements des unités médicales, ils étaient aussi très qualifié dans le domaine médical et participaient entre autre aux soins chirurgicaux.

Le général sanitaire
Allemand : Generäle
Anglais : General
Il existait 3 rangs de général dans le corps médical. Le Generalärzte dirigeait des structures tel que des hopitaux. le Generalstabsarzt dirigeait les affaires médicales concernant le front, tout comme les autres généraux des autres branches. Il était en correspondance directe avec le Generaloberstsabsarzt. Ce dernier était responsable à l'échelle de la Wehrmacht toute entière de la structure médicale. Il faisait parti de l'OKW et traitait des sujets concernant le domaine médical dans son ensemble. La photo est celle du Generaloberstabsarzt Siegfried Adolf Handloser.


1.2 Entrainement et Formation
L'entrainnement était très intenssif et la demande très importante.
Formation des brancardiers auxiliaires
- soldat lambda
- cours de secourismes prolongé + introduction aux tactiques médicale

Formation des brancardiers
- 4 semaines d'instruction élémentaire d'infanterie
- 4 semaines de formation médicale
- 4 semaines de cours pour brancardiers (Krankenträgerlehrgang)

Formation des soldats sanitaire
- 4 semaines d'instruction élémentaire d'infanterie
- 4 semaines de formation médicale
- 4 semaines de cours pour soldats sanitaire (Sanitätsschullehrgang)
-> reception de l'insigne de spécialité

Formation des sous officiers - Enrôlement en tant que volontaire dans l'armée et dans le service médical
- 6 mois de formation militaire (Truppendienst)
- 6 mois d'école de médecine, grade de Sanitätsgefreiter
- Formation de 3 mois
- Si éligible, promotion à SanUffz après deux ans de service.

Formation des officiers :
- Commence après quelques semestres d'études en médecine
- Enrôlement en tant que volontaire dans l'armée et dans le service médical
- 8 mois d'entrainement militaire d'infantrie
- Académie militaire médical de Berlin et rang de Fahnenjunker
- Rang de Fâhnrich et cours sur leurs sujets à la Charité (Berlin)
- Après le passage des examens ils atteignent le rang d'Unterarzt
- 1 ans de pratique dans de grande cliniques et de cours à l'academie menant à leur certification, en tant de guerre cette année est passé sur le front
- Rédaction de la dissertation en vue du passage du doctorat
- Ils deviennent docteurs et sont transférés dans des granisons en tant que Assistenzarzt (lieutenant)

Les officiers du service médical de la réserve (temps de paix) :
En temps de paix, tous les soldats étaient automatiquement enrôlés dans la catégorie des candidats au grade d'officier médical de réserve (Reserve-Sanitaets-Offizieranwaerter) à la fin de la première année de service militaire actif qui, avant l'armée, avait une relation avec la médecine (étudiants en médecine, .p.) Ils ont passé la première moitié de la deuxième année de service dans le bataillon médical de la division au rang de sanitätsgefreiter, où ils ont effectué les tâches médicales les plus basses et reçu une formation appropriée. Ils ont ensuite quitté le service actif avec l'obligation de servir six mois plus tard.
Après son renvoi du service actif, au cours des deux années suivantes, le candidat fut attiré par le rassemblement d’entraînement mensuel au bataillon médical, après quoi il reçut le titre de réserve de sanitätsfeldwebel.
Après avoir obtenu son diplôme de médecine d'une université de médecine civile, le candidat a été envoyé dans un bataillon de médecins ou un régiment de l'armée pour servir au cours des six derniers mois de service actif, mais en tant que jeune médecin. À la fin de ce semestre, si les officiers décident secrètement que le candidat mérite de se voir attribuer un grade d'officier, une soumission est envoyée au bureau d'enregistrement et de recrutement militaire du district pour le titre d'assistant de réserve (Assistenzarzt d. R.). Il s'agit du grade d'officier correspondant à peu près à notre grade de sous-lieutenant de service médical.
Il est également possible de devenir officier du service médical de la réserve en temps de paix, même après la fin du service de soldat. Si, après le service, une personne est inscrite dans une université de médecine, elle est automatiquement considérée comme candidate au poste d’officier des services médicaux. Il doit passer des frais de formation mensuels. Les premiers frais d'inscription en cours à l'université, après quoi il devient une réserve de sanitätsfeldwebel, et le second candidat réussit après l'obtention d'un diplôme de docteur. A la fin des honoraires, il reçoit le titre d'assistant de réserve.

Les officiers du service médical de la réserve (temps de guerre) :
En temps de guerre, la procédure d'attribution du grade de médecin de réserve est beaucoup plus simple.
Ainsi, un médecin civil certifié subit d'abord un entraînement de soldat de 2 mois dans une compagnie de fusiliers de rechange en tant que simple fantassin, puis 2 autres mois de service en tant que médecin militaire. Ensuite, il reçoit le titre de sanitätsgefreiter, un mois plus tard, le titre de sanitätsunteroffizier (avec attribution du statut de candidat au poste de médecin de réserve), encore un mois plus tard, le titre de sanitätsfeldwebel et nommé au poste de jeune médecin. Et seulement 12 mois après la date de son inscription, il a reçu le grade de premier officier adjoint de réserve (Assistenzarzt d. R.).
Contrairement aux officiers d'état-major, un médecin peut devenir non seulement un officier du service médical de la réserve, mais également un officier régulier du service médical, c'est-à-dire faire du service médical militaire sa spécialité et sa carrière principale.
La procédure d'obtention du titre d'officier du personnel du service médical est la même que pour le stock; à l'exception du fait que le candidat a souscrit une obligation de service d'officier pour une durée indéterminée, il ne doit pas avoir plus de 26 ans, il doit être célibataire au moment de son entrée en service et doit avoir de l'argent pour subvenir aux besoins de son enfant (le cas échéant).
En outre, les médecins de la réserve, s'ils le souhaitent, peuvent être transférés dans la catégorie des officiers du personnel du service médical, si il n'a pas plus de 45 ans.

Il est interessant de noter que les troupes médicales de montagne étaient formés séparément à St Johann dans le Tyrol (Autriche), et subissaient un entrainnement spécial pour des besoins plus spécifiques.


Il y avais à Berlin une école pour maître-chien.



1.3 Organisation sur le terrain

Afin de bien commencer ce chapitre, je vous propose une petite lecture très instructive sur l'état du service médical allemand au début de la seconde guerre mondiale.
Début de guerre, 1939

L'organisation du service médical de l'armée allemande et de son emploi dans la campagne de Pologne. ( Un article par le lieutenant Colonel H. Hartleben,Service médical, armée allemande, revue militaire, septembre 1940)

Le service médical, comme d'autre branches de l'armée, s'est trouvé faces à de nouvelles missions, de nouvelles taches et de nouveaux problèmes qui résultent des changements apportés à la guerre moderne par la motorisation et la mécanisation. La campagne de Pologne à offert la première opportunité de tester l'organisation du service médical de l'armée allemande dans cette nouvelle guerre.

Les deux problèmes principaux qui doivent être résolus par le service médical sont :

Le problème de fournir le meilleur système d'approvisionnement médical que possible dans des conditions de guerre. Le problème de la transportation, spéciallement dans une guerre de mouvement. Il en résultera une simplification de ces problèmes si l'organisation du service médical est si élastique qu'il répond aux diverses exigences de guerre dans toutes les conditions et si elle est fondée sur les éléments de base les plus simples et les plus uniformes possibles afin de répondre aux exigences des différents types d'éléments de combat.

Le service médical de l'amrée allemande, comme toute les armées, émane des unités de combat. Tout les soldats transportes un grand et un petit paquet de premiers soins et est formé à l'application de ces pansements. Le personnel médical des unités de combat comprend des brancardiers ayant une formation spéciale en secourisme et en transport des blessés. De plus, un sous-officier médical ou un homme du rang avec une formation approdondie et soigneuse dans le service médical est affecté à chaque unité. Tout le service médical y compris les brancardiers, portent à leurs ceinture un kit médical de premier secours. La civière est constituée de deux parties égales pliables; elles sont construites de manières à être transportées facilement et assemblés avec peu de manipulations. Quand les conditions le permettent, les civières peuvent êtres transportées sur un transporteur à deux roues.

Le bataillon d'infantrie est accompagné de deux officiers médicaux, l'officier médical du battaillon et son assistant. Leur équipement contient des quantités de médicaments et de pansements suffisantes pour répondre aux exigences des opérations majeures. Sont inclus l'antitoxine tétanique et un "appareil de filtration" pour la purification de l'eau provenant de n'importe quelle source.Cet équipement, emballé dans des coffres, est transporté sur une voiture d'équipement médical spécial.Les petites unités peuvent transporter suffisamment de cet équipement pour répondre à leurs propres besoins. Au combat, l'équipement du médecin du bataillon, ainsi que son équipement personnel qu'il transporte avec lui dans un étui de cuir, servent à l'établissement du poste d'aide au bataillon.Ce poste d'aide est situé le plus près possible du front réel. En règle générale, les blessés reçoivent leurs premiers soins par un médecin à cette station, à moins que cette aide n'ait été fournie au combat. L'aide d'un chirurgien-spécialiste ne peut généralement pas être donnée au poste d'aide du bataillon, et aucune provision n'est faite pour cela.

Le service médical du bataillon d'infanterie est donc dirigé de façon indépendante par ses propres médecins et leurs assistants, les sous-officiers médicaux et les soldats. Le service médical des autres armes est effectué de manière similaire, mais avec moins de personnel et d'équipement. Des dispositions sont prises pour le soutien des compagnies médicales qui interviennent lorsque les pertes sont lourdes et servent principalement à ramasser les blessés dans la zone d'action.

Du détachement médical du bataillon, le service médical passe aux éléments médicaux de la division. Ils comprennent normalement deux compagnies médicales, un hôpital de campagne motorisé (hébergement pour 200 patients) et deux groupes d'ambulance motorisés (15 ambulances à moteur chacune). Ces éléments sont sous le commandement du médecin de division. Selon le type de division, les compagnies médicales sont soit à cheval, soit motorisées, soit une compagnie peut être motorisée et l'autre à cheval. Dans le cas d'unités très mobiles, l'hôpital de campagne est supprimé et remplacé par un troisième groupe d'ambulance motorisé, afin de répondre aux besoins de transport constants.

Tant en marche qu'en combat, les compagnies médicales constituent le principal facteur du service médical de la division. Chaque compagnie est composée de trois pelotons dont chacun a une fonction distincte. Le premier peloton est composé entièrement brancardiers qui recueillent les blessés sur le terrain et les évacuent des postes d'aide au bataillon. Le deuxième peloton organise le poste d'aide à la division; il comprend au moins un chirurgien spécialiste. Le troisième peloton peut être utilisé à l'appui des deux autres pelotons ou pour des missions indépendantes. Près de la division des éléments de la station médicale de la compagnie médicale peut être utilisé pour établir la station de collecte pour les blessés légers.

L'emploi de deux compagnies médicales dans la division permet une grande mobilité du service médical. Il permet au service médical de suivre l'avancée des unités de combat et, dans les cas où les deux compagnies sont employées séparément ou en secours, d'effectuer le travail chirurgical et d'évacuer normalement les blessés. Il permet la mise en place de deux centres médicaux derrière les troupes de combat où les opérations couvrent un large front. En outre, les deux compagnies peuvent être employées conjointement dans des conditions défavorables. Ainsi, le service médical de la division est assez élastique pour se conformer à un certain nombre de changements dans la situation.

L'équipement d'une compagnie médicale comprend des toiles pour la construction du poste d'aide à la division (lorsque les bâtiments ne sont pas disponibles) et du matériel chirurgical moderne. Comme l'équipement médical du bataillon, l'équipement de la compagnie médicale est convenablement emballé dans des coffres individuels. Quatre ambulances à cheval ou à moteur sont assignées à la compagnie.

Le poste d'aide de division est le premier endroit où l'aide chirurgicale est rendue. Ici, les blessés sont examinés en fonction de leur aptitude au retrait, leur état est amélioré et les opérations d'urgence sont effectuées. Les fonctions du poste de secours divisionnaire sont limitées à ces fonctions en raison de la nécessité de maintenir la mobilité des compagnies médicales et de leur maintien le plus près possible des unités de combat : 5 km environs derrière la ligne de front.

L'activité chirurgicale au sein de la division est centrée plus en arrière dans l'hôpital chirurgical, où la routine devrait être semblable à celle d'un hôpital régulier dans la zone de l'intérieur. Son équipement est un peu plus grand et plus lourd que celui de la station d'aide à la division. L'hôpital chirurgical est motorisé et peut suivre la division rapidement après avoir été soulagé par d'autres unités médicales. Si nécessaire, un deuxième hôpital chirurgical peut être déplacé pour soutenir l'hôpital chirurgical de la division, jusqu'à l'arrivée des secours.

La division évacue ses malades et blessés principalement au moyen de ses groupes d'ambulance, dont une partie peut être utilisée pour l'évacuation des patients des postes d'aide à l'arrière ou à l'hôpital chirurgical de division. Les groupes d'ambulance motorisés servent également au transport des blessés vers les stations de collecte ou les hôpitaux de la zone de communication. L'ambulance motorisée de l'armée allemande accueille quatre patients couchés, ou deux couchés et quatre assis, ou huit patients assis. Un certain nombre d'ambulances automobiles sont équipées pour de longs voyages.

Le service médical de division tel que décrit ci-dessus peut être renforcé temporairement, si nécessaire, par des éléments médicaux supplémentaires. En outre, les hôpitaux chirurgicaux de l'unité de l'armée peuvent être employés dans toutes les zones si les circonstances exigent de tels renforts, comme par exemple dans le cas des épidémies.Un médecin de corps est désigné pour superviser l'exécution des directives du service médical de l'armée, surveiller les progrès du service médical de la division et prendre les mesures correctives qu'il juge nécessaires. Il est autorisé à déplacer les éléments médicaux au sein de la division dans le but d'équilibrer leur force. Il a également à sa disposition des éléments médicaux spéciaux qu'il peut employer à chaque fois que les divisions appellent à l'aide. Il peut également faire appel au médecin chef de l'armée pour des unités médicales supplémentaires si nécessaire.

Le but de l'organisation du service médical au-dessus de la division est de réglementer et d'exécuter l'évacuation des patients à l'arrière et de trier les malades et les blessés en fonction des besoins médicaux. Tout cela appartient aux fonctions du médecin chef de l'armée. En fonction de la taille de l'armée, il dispose d'un nombre variable d'unités médicales, en particulier d'hôpitaux chirurgicaux motorisés conçus pour le soutien local des services médicaux de la division. Aux fins d'évacuation, il a sous son commandement un certain nombre de groupes d'ambulance organisés comme ceux des divisions. Ces unités médicales sont combinées dans un détachement médical de l'armée.

Chaque armée a deux bataillons d'évacuation. Ils sont organisés en trois compagnies de trois pelotons chacune. Chaque peloton est équipé pour mettre en place une station de collecte séparée. Les stations de collecte servent simplement de stations de transfert où les patients reçoivent des soins médicaux simples et reçoivent du repos et de la nourriture pendant de courtes périodes. Ces stations sont placées aux endroits où la situation indique une concentration de blessés et également aux points où les malades et les blessés doivent être répartis entre les différents hôpitaux.

Les hôpitaux de la zone de communication sont divisés en hôpitaux pour les blessés légers et en hôpitaux pour les blessés graves; chaque nombre peut atteindre 500 lits. Ils sont équipés autant que possible d'hôpitaux réguliers et contiennent des salles spéciales sous la direction de chirurgiens spécialistes. Là où les hôpitaux locaux sont disponibles, ils sont bien entendu mis en service. D'autres grands bâtiments peuvent également être utilisés pour abriter les hôpitaux. L'équipement hospitalier mobile comprend en tant qu'équipement standard un appareil à rayons X capable et un équipement de chambre noire, tous convenablement emballés dans des coffres.

Afin de maintenir les services médicaux avec des unités de combat correctement approvisionnées à tout moment, un dépôt d'approvisionnement médical est attribué à chaque armée. Ce dépôt de l'armée peut établir des dépôts de succursales où et quand où et quand il estime que de telles stations sont nécessaires. Les officiers du service médical sont choisis pour leur compétence professionnelle ainsi que pour leurs qualités de leaders. Affectés aux médecins-chefs des armées en tant que consultants, ils sont des spécialistes soigneusement sélectionnés et reconnus dans leur profession, généralement des professeurs d'université. Ceux-ci assistent les médecins des divers établissements médicaux, soit avec des conseils, soit, le cas échéant, avec une aide réelle. En outre, le médecin-chef de l'armée dispose de groupes spéciaux de chirurgiens auxiliaires. Ces chirurgiens, portant leurs propres instruments chirurgicaux, entrent en action là où leur aide est la plus urgente, que ce soit à l'hôpital chirurgical de la division ou aux centres de secours de la division. Il a été démontré dans la campagne de Pologne qu'il n'est pas conseillé d'envoyer ces chirurgiens plus loin avant que le poste d'aide de division.

L'armée allemande est entrée dans la guerre contre la Pologne avec un service médical organisé selon les lignes décrites ci-dessus, et a constaté qu'aucun changement matériel n'était nécessaire dans cette organisation, qu'elle pouvait résoudre tous les problèmes auxquels elle était confrontée. Au premier rang des problèmes rencontrés, il y avait celui des transports, car non seulement les opérations militaires se déroulaient à un rythme extraordinaire, mais les conditions routières en Pologne étaient nettement mauvaises. Néanmoins, l'élasticité et la simplicité de l'organisation ont permis au service médical de continuer à avancer et à approvisionner les unités de combat tout en évacuant les blessés avec un maximum d'efficacité et de rapidité. Les unités médicales motorisées supportent le poids du fardeau, les compagnies médicales tirées par des chevaux étant incapables de suivre la rapidité des opérations militaires. Les groupes d'ambulance ont accompli des prouesses extraordinaires. Grâce à la motorisation des hôpitaux chirurgicaux de la division, ils ont pu suivre les unités de combat à un rythme relativement rapide. Dans de nombreux cas, les unités hospitalières s'établirent rapidement dans les hôpitaux locaux, les écoles ou d'autres bâtiments publics, même si les conditions primitives prévalant dans certaines parties de la Pologne obligeaient fréquemment à recourir à des mesures auxiliaires.

Les grandes distances que les unités médicales devaient couvrir auraient pu être fatales aux blessés, dont l'état nécessitait un traitement spécial dans les dispensaires situés dans la zone de l'intérieur. Cependant, le grand nombre de ponts de chemin de fer démolis a été rapidement réparé, ce qui a permis l'utilisation des trains hospitaliers spécialement équipés pour l'évacuation des patients par chemin de fer vers la zone de l'intérieur. Dans des cas très graves, tels que des blessures par balle à l'œil ou au crâne et des fractures du fémur, les patients étaient évacué par avion - soit dans les avions ambulanciers ou dans les avions de transport réguliers. L'évacuation par air sur de grandes distances s'est révélée très satisfaisante, d'autant plus qu'il n'y avais pas de variations d'altitude importantes. Compte tenu de la prévalence des centres de maladies transmissibles en Pologne, un certain nombre de pertes dues à divers types de maladies ont été anticipées. Cependant, chaque soldat allemand étant inoculé contre la fièvre typhoïde, le nombre de cas de typhoïde était extrêmement faible. Des cas de dysenterie se sont produits, car les troupes ont dû traverser de nombreuses régions où cette maladie était courante. Bien entraînées en matière d'hygiène, les troupes réussirent à contenir la maladie et à empêcher la propagation d'une épidémie régulière de dysenterie. Il n'y avait pas un seul cas de variole parmi les soldats. L'inoculation de tous les blessés contre le tétanos a été un succès complet. Le tétanos a perdu sa terreur en tant que maladie de guerre.

Le nombre de victime à été relativement faible. Des chiffres officiels ont été publiés, plaçant les tués à 10 000 et les blessés à 30 000. Ainsi, le rapport des tués et des blessés est de 1: 3, un rapport un peu plus élevé que celui de la guerre de 1914.
Communications
Fait méconnus, dans les compagnies médical il y avais aussi un petit détachement de communication : "Nachrichten-staffel". Il y en avais deux avec chacun un sous officier et deux hommes du rangs. Ils avaient les mêmes tâches que leurs collègues quand un support en communication n'était pas necessaire). Un symbole en éclair de couleur bleu était présent sur leur uniforme.



Les dentistes
Composition de la partie médical dans une compagnie d'infantrie (en exemple)
Composition d'une compagnie médical
Composition d'une compagnie d'ambulance

1.4 Évacuation des blessés

1.4.1 Les stations

Les blessés qui ne peuvent pas marcher sont transportés sur le champ de bataille par des brancardiers du bataillon, tandis que ceux qui sont encore capables de marcher sont dirigés vers la station de secours du bataillon (Verwundetennest), située aussi près que possible de la ligne de front. Le poste de secours du bataillon fournit les premiers secours en cas d'urgence. Dès que des mouvements peuvent être faits, il passe les blessés au poste d’aide régimentaire (Truppenverblandplatz), qui se situe généralement entre 200 et 500 mètres à l’arrière de la ligne de front. À ce stade, les blessés reçoivent les premiers soins et sont classés en cas ambulatoires et en cas de civière. Les cas de civière sont transportées à un zone d'embarquement d'ambulance ( Wagenhalteplatz) pour le déplacement en arrière, tandis que les cas ambulatoires ont pour consigne de se déplacer à l’arrière à pied.

Habituellement, les cas de civière sont envoyées à un poste de secours principal (Hauptverbandplatz ), tandis que les blessés ambulants se rendent à un point de rassemblement pour les personnes légèrement blessées (Leichtverwundetensammelplatz). Les deux dernières installations, toutes deux contrôlées par l'officier médical du régiment, fonctionnent parfois comme une unité combinée et, dans la quasi-totalité des cas, sont situées à une distance raisonnable l'une de l'autre. Leurs fonctions sont les suivantes:

Le poste de secours principal s'occupe des cas graves. Il contient une unité chirurgicale qui effectue les amputations, applique des pansements et des attelles, contrôle les hémorragies, administre des transfusions sanguines et administre des sédatifs et des injections préventives. Après traitement, les victimes sont évacuées plus en arrière.

Le point de collecte pour les blessés légers s'adresse aux blessés dont le traitement ne nécessite que quelques jours. Lorsque le traitement est terminé, les hommes retournent au combat. Si, toutefois, une affaire a pris une tournure plus grave, le soldat blessé est évacué par l'arrière.

Dans la zone du régiment, les victimes peuvent être transportées dans n’importe quel type d’hôpital ( Lazarette) trouvé sur le terrain ou à la maison. Les points de collecte des pertes ( Krankensammelstellen) sont généralement installés le long de la ligne d’évacuation pour faciliter le regroupement des victimes et leur répartition à l’arrière. Ils ne traitent pas les blessés dont l'état ne permet pas le déplacement. Les hôpitaux de campagne mobiles ( Feldlazarette) servent de relais pour les blessés qui ne peuvent pas être déplacés. Ils peuvent être dirigés soit par une armée, soit par une division. Dans la mesure du possible, l’hôpital de campagne est installé dans des bâtiments permanents disponibles. Il est équipé pour traiter n'importe quel blessé et a une capacité de 200 lits.

Les blessés physiquement aptes à être évacués après traitement au poste de secours principal ou à l'hôpital de campagne sont transférés directement ou via les points de collecte des blessés dans un hôpital de base (Kriegslazarett ) ou parfois dans un hôpital général (Reservelazarett ).

Les hôpitaux de base sont de grandes installations relativement permanentes pouvant être établies par une armée ou une armée de campagne bien à l'arrière de la zone de combat. Ces hôpitaux sont de deux types: les hôpitaux généraux de base (Kriegslazarette ), qui hébergent normalement 500 personnes, les victimes nécessitant un traitement d’une durée allant jusqu’à huit semaines avant leur sortie et celles nécessitant une convalescence avant leur transfert dans des hôpitaux de réserve; et hôpitaux de base pour les cas mineurs (Leichtkrankenkriegslazarette ), pouvant accueillir 1 000 patients, pour les blessés nécessitant un traitement ou une convalescence pouvant aller jusqu’à quatre semaines.

Tout hôpital peut déclarer un homme apte au service. S'il est hospitalisé, il sera renvoyé dans son unité. S'il est dans un hôpital général pendant plus de huit semaines, il sera réaffecté à l'armée de remplacement pour y être réaffecté.

(issue d'un article publié par le Département de la guerre des États-Unis en mars 1945 sur l’évacuation des soldats allemands blessés )



Verwundetennest
Littéralement "le nid des blessés", cet endroit est le premier à partir duquel les blessés sont évacués. Il est établis dans un endroit un peu en retrait du front, couvert si possible, parfois sous forme de tranché ou dans un sous-sol lors d'une battaille en ville par exmeple. L'endroit peut être marqué de la croix rouge et profite ainsi de la protection de la convention de Genève.

Il y a un "nid" pour chaque compagnie. Il est desservi par 4 brancardiers "Krankentraeger" et 8 brancardiers auxiliaire "Hilfskrankentraeger" (chiffres variable selon la période de la guerre). Le sous-officier sanitaire de la compagnie pouvait également être ici, mais le plus souvent il se trouvait à la station de soin un peu plus en arrière : la Truppenverbandplatz (TVPL). Les blessés ne pouvant marcher sont en général transporté jusqu'ici en civière, les autres s'y rendent à pied.

Ils peuvent recevoir les premiers soins de la part des brancardiers, l'idée est d'assurer le transport vers la station de soin plus en arrière (TVPL). Les blessés pouvant marcher continuent à pied vers la TPVl, les autres sont soit transporté par les brancardiers, soit récupérés par le personnel médical du bataillon ou du régiment.


Truppenverbandplatz (TVPl)

En règle générale, la Truppenverbandplatz est installée non loin du quartier général du bataillon et proche de la ligne de front (à 0,5 - 1,5 km de la ligne de front), hors de portée des armes légères et des tirs directs de chars et de canons, mais reste à portée de l'artillerie ennemie. Souvent, surtout en hiver, la TPVl se trouve dans de petits bâtiments. En saison estivale ou lorsqu'aucun batiment n'est disponible La TPVl est constituée de tentes.

Elle est desservie par le personnel médical du bataillon. C'est à dire des sous-officiers sanitaires de la compagnie, rarement accompagné de brancardiers, l'officier médical du battaillon et son assistant. La plupart du temps, ce sont des médecins relativement jeunes dans les rangs des officiers subalternes. (Asisstenzarzt, Oberarzt ou même Unterarzt.) En outre, l'officier de la TVPL dispose d'une petite équipe médicale comprenant souvent deux soldats sanitaires, parfois plus. Voici un exemple des soins qui peuvent être fournis à cet endroit aux blessés :
- Vérification des bandages et remplacement si necessaire
- application de pansements occlusifs sur les plaies ouvertes du thorax;
- anesthésie (y compris analgésiques narcotiques)
- administration d'anatoxine tétanique et d'antitoxine gangrénique
- trachéotomie (ouverture de la trachée et insertion d'une voie respiratoire dans les voies respiratoires inférieures avec asphyxie.)
- traitement antishock à l'aide de periston, de sérum physiologique, de coramine et ainsi de suite
- utilisation de comprimés antibactériens Sulfapyridine
- utilisation de poudre de sulfanilamide dans une plaie lors du premier pansement
- cathétérisme
- préparation à une évacuation ultérieure vers HVPL
Ce n’est que dans des cas exceptionnels que le médecin du bataillon peut effectuer des opérations d’urgence lorsque les blessés ne peuvent plus être transportés. Après avoir reçu une assistance, les blessés reçoivent une étiquette avec leurs identité et des données sur la nature de la blessure et des soins apportées jusqu'ici.

Les blessés incapables de se déplacer seuls sont transportés par véhciules (motorisé ou à cheval, dans des cas exceptionnels par avion) jusqu'à la prochaine station : Hauptverbandplatz (HPVl). Ceux qui sont blessés plus légerement doivent se rendent eux-mêmes à pied au point de collecte des blessés légers (Leichtverwund Sammelplatz)


Leichtverwund Sammelplatz
Situé de 6 à 10 km du front, généralement près de la HVPl, la station de soin pour les blessés légers est gérée (comme la HVPL) par la compagnie sanitaire de la division. Elle peut être établis dans un bâtiment ou dans les tentes. Les blessés viennent ici d'eux même à pied, tous les véhicules étant occupés à évacuer ceux ne pouvant pas marcher vers la HVPL. L'un des but de rassembler les blessés légers à cet emplacement est aussi de décharger la TVPL et la HVPL.

Les blessures de la main et des doigts, ainsi que les blessures mineures des blessés qui marchent avec difficulté sont traitées en priorité.

Après avoir reçus une assistance médicale, ils retournent au front. Si un traitement supplémentaire est nécessaire, ils sont envoyés dans des hôpitaux de campagne.


Hauptverbandplatz (HVPl)
Cette station est située à 6-10 km de la ligne de front, souvent non loin du quartier général du régiment. La plupart du temps, ils tentent de l'organiser dans un grand bâtiment, mais elle peut également être placée dans des tentes. La Hauptverbandplatz est desservie par la compagnie sanitaire de la division. On y trouve un grand nombre de soldat sanitaire utile en tant qu’assistants (transport les blessés, soins, mise en place du materiel, hygiène etc.). À ce stade, les blessés reçoivent une assistance médicale complète et qualifiée. L’équipe est divisée en deux équipes d’opération sous la direction de deux chirurgiens. Toutefois, le nombre de chirurgiens peut être porté à 6-8 personnes si nécessaire. Chaque brigade peut desservir environ 25 blessés graves, 60 moyennement ou 120 légèrement. Au total, le principal lieu de réception des blessés peut accueillir jusqu'à deux cents patients, mais souvent, en raison du nombre considérable de blessés, il est agrandi pour accueillir jusqu'à 300 ou 400 soldats blessés.

Lorsque le flux de blessés n'est pas très intense, tous les patients présentant des lésions légères, telles que des lésions de la cavité abdominale, subissent une opération primaire. Les mêmes opérations sont effectuées par des personnes légèrement blessées, ne nécessitant aucune évacuation supplémentaire vers l’hôpital de campagne (Feldlazarett (Flaz)). Le manuel du service médical de la Wehrmacht énumère les types d’assistance médicale suivants fournis sur le HVPL:
- Trachéotomie (ouverture de la trachée et insertion d’un tube dans la voie respiratoire inférieure );
- fermeture d'une plaie thoracique ouverte;
- amputation d'urgence;
- transfusions de sang et de substituts du sang;
- aspiration d'un liquide de la cavité péricardique
- arrêt définitif du saignement
- chirurgie pour patients non transportables

- cystostomie sus-pubienne (opération chirurgicale pour créer une fistule externe de la vessie).
En plus de tout cela, la Hauptverbandplatz peut désinsectisée les poux et autres parasites. Il y a aussi des filtres pour la purification de l'eau potable et un approvisionnement en pansements et en médicaments. Si besoin, l'épilation des soldats peut également être effectuée au HVPL. Ensuite, si nécessaire, le blessé est transporté (par route, chariots / traîneaux et parfois par avion) ​​vers les hopitaux.


Feldlazarett (Flaz)

L'hopital de campagne divisionnaire est située à 20-25 km de la ligne de front, hors de portée de l’artillerie ennemie, mais atteignable par l’aviation. Habituellement, il est placé dans des bâtiments scolaires, des hôpitaux, etc. Mais il peut aussi être placé dans des tentes: à cet effet, le service médical de la Wehrmacht dispose de tentes opérationnelles spéciales (Verbindezelt) et de tentes pouvant accueillir des soldats blessés (Verwundetenzelt).Cet endroit est conçu pour 200 lits. Toutefois, si nécessaire, il peut être étendu à 300 lits. Habituellement, deux chirurgiens y travaillent, mais dans le cas d’un grand nombre de blessés, leur nombre peut être augmenté en fonction des réserves. L’infirmerie dispose de spécialistes médicaux qualifiés, d’une salle de radiographie, d’un cabinet dentaire et d’un bon entrepôt de médicaments et de pansements. En plus de ça il y a des installations puissantes pour la purification de l'eau potable. À l'hôpital de campagne, les types de soins médicaux suivants ont été administrés aux blessés:
- intervention chirurgicale pour traumatisme crânien ou thoracique, traumatisme grave du tissu musculaire et traumatisme fessiers.
- traitement des fractures graves
- chirurgie abdominale
- amputations
- assistance ophtalmologique
- soins dentaires
- traitement des infections de plaie
- hospitalisation temporaire des blessés pour les préparer à une nouvelle évacuation
- élimination des complications (hémoptysie, pneumonie, gangrène gazeuse, choc électrique, saignement secondaire, etc.) - et les soldats peuvent être désinsectisés par des parasites.
Les hôpitaux de campagne des divisions sont entièrement motorisés. Au niveau de l'armée, il existe également des hôpitaux de campagne partiellement motorisés. À la fin de 1941, les hôpitaux de campagne ont été retirés de nombreuses divisions, regroupés au niveau de l'armée en tant que force armée et affectés, le cas échéant, aux divisions et corps subordonnés. À partir de 1942, les infirmières des hôpitaux de campagne situés au-dessus du niveau des divisions sont de plus en plus remplacées par des sœurs de la Croix-Rouge.


Reservelazarett (ResLaz)

Les hôpitaux de réserve étaient des installations fixes du service médical, situées en dehors de la zone de guerre. Ils étaient souvent installés dans des hôpitaux existants, des écoles ou des usines désaffectées, et la plupart du personnel était composé de membres de la Croix-Rouge. Les hôpitaux de la Wehrmacht ou de site en paix ont souvent été utilisés comme hôpitaux de réserve. La taille des hôpitaux de réserve variait en fonction du nombre de bâtiments disponibles mais, dans ce cas également, ils visaient environ 150 à 200 lits afin de limiter les charges administratives.

Les patients blessés ont été transférés des hôpitaux de campagne vers les hôpitaux de réserve pendant une période de traitement prévisible plus longue, dans le cadre de laquelle de nombreuses mesures thérapeutiques ont également été prises. Les hôpitaux de réserve étaient subordonnés aux départements de l'armée de remplacement, par exemple les commandos de district militaire (commandements généraux adjoints).


1.4.2 Les moyens de tranports

Dans le cas où le soldat blessé ne peut plus marcher, la solution première est le brancard. Le blessé est mis à l'abris puis transporter par les brancardiers jusqu'au premier poste de secours. Le brancard peut être posé sur une charette afin de faciliter le déplacement. Si aucun brancard n'est disponible (facilement imaginable en fin de guerre) le blessé peut être transporté via quelques autres techniques, par exemple, une zeltbahn peut faire office de brancard.





Bien evidement cela ne suffis pas, ensuite si l'évacuation doit remonté plus loin dans la chaîne il faut des moyens plus rapide : des ambulances, des trains, des avions (selon l'urgence), en fait tout les véhicules pouvaient être utilisés : du side-car au téléphérique.

Les ambulances allemandes standard transportent quatre personnes couchés, ou deux personnes couchés et quatre assises, ou huit assises.



Les trains d'hôpitaux (Lazarettzuge) peuvent transporter entre 358 et 386 personnes allongés ou 920 personnes assises.



Version sanitaire Fieseler Fi-157 Storch (Fieseler Fi 156 Storch) Le Fi-156D est une version pour évacuation sanitaire, produite depuis la fin de 1941. Elle a été fabriquée en 117 exemplaires, soit 117 Fi-156D-1 et 56 Fi-156D. Il était activement utilisé pour l'évacuation rapide des blessés à l'hôpital de l'arrière. Cependant, d'autres avions de transport de plus grande capacité pouvais être utilisé.



Depuis 1942, de plus en plus de véhicules de transport de troupes blindés SdKfz 251 commencent à être utilisés pour évacuer les blessés du champ de bataille. Cela est dû au nombre accru de ces machines fabriquées. Ces semi-remorques ont été utilisées à des fins sanitaires jusqu'à la toute fin de la guerre. Le Sd.Kfz.251 / 8 ( mittlerer Krankenpanzerwagen - assistance médicale pour véhicules blindés) avait des places pour deux blessés graves allongés sur une civière. En outre, quatre autres blessés pourraient faire partie de la voiture. Un autre logement pour les blessés est de huit places. De là-haut, le compartiment de combat était recouvert d'un auvent en toile. À la poupe étaient attachés des bidons d'eau. Pas d'armes, ces machines ne sont pas transportées. Il y avait très peu de véhicules de transport blindés sanitaires entièrement équipés, la plupart se trouvant déjà directement dans l'armée. Ils ont donc rééquipé les véhicules de transport blindés de troupes classiques, les armes leur ont été retirées, un auvent a été installé et des croix rouges ont été posées.



Chaque unité d'armes de combat disposait d'un soutien médical et les unitées blindés ne faisaient pas exception. La plus grande différence entre l'équipement médical des unités Panzer et celui de l'infanterie résidait dans l'utilisation de chars modifiés en tant que véhicules médicaux. L'idée d'utiliser un véhicule blindé comme ambulance ou au moins de transporter le personnel médical d'une unité Panzer n'a de sens que si l'on peut s'attendre à ce qu'une unité Panzer combatte directement d'autres véhicules blindés. Par conséquent, le fait de placer le personnel médical dans des véhicules blindés leur a donné une plus grande capacité non seulement à suivre les colonnes de chars, mais également à progresser vers leur position pour traiter les victimes. À cette fin, certains réservoirs ont été modifiés afin de permettre leur utilisation par le personnel médical. La modification la plus courante était l'utilisation d'un faux pistolet. Cependant, dans le cas de chars tels que le Panzer I, la tourelle a été complètement retirée. En tout état de cause, ces panzers étaient souvent marqués du symbole Croix-Rouge de la Convention de Genève ou d'un bâton et d'un serpent. Dans le cas de certaines unités, le personnel médical peut avoir servi comme membre de l'équipage dans des Panzers non modifiés.



2 - La Convention de Genève
Nous nous interesseront ici à la "Convention pour l'amélioration du sort des blessés et malades dans les armées en campagne. Genève, 27 juillet 1929.", c'est celle qui traite de notre sujet et celle qui faisait loi durant la seconde guerre mondiale. Pour vous fournir un maximum d'informations et faciliter la lisibilité je vais lister tout les articles de la présente convention et mettre en couleur les parties à lire absolument.
Convention pour l'amélioration du sort des blessés et malades dans les armées en campagne. Genève, 27 juillet 1929.
(Les Parties contractantes)
également animés du désir de diminuer, autant qu'il dépend d'eux, les maux inséparables de la guerre et voulant, dans ce but, perfectionner et compléter les dispositions convenues à Genève, le 22 août 1864 et le 6 juillet 1906, pour l'amélioration du sort des blessés et des malades dans les armées en campagne, ont résolu de conclure une nouvelle Convention à cet effet et ont nommé pour leurs Plénipotentiaires, savoir :
(Désignation des Plénipotentiaires)
Lesquels, après s'être communiqué leurs plein pouvoirs, trouvés en bonne et due forme, sont convenus de ce qui suit:

CHAPITRE PREMIER DES BLESSES ET DES MALADES.
ARTICLE PREMIER.
Les militaires et les autres personnes officiellement attachées aux armées qui seront blessés ou malades devront être respectés et protégés en toutes circonstances ; ils seront traités avec humanité et soignés, sans distinction de nationalité, par le belligérant qui les aura en son pouvoir. Toutefois,le belligérant, obligé d'abandonner des blessés ou des malades à son adversaire, laissera avec eux, autant que les exigences militaires le permettront, une partie de son personnel et de son matériel sanitaires pour contribuer à les soigner.
ARTICLE 2.
Sous réserve des soins à leur fournir en vertu de l'article précédent, les blessés et les malades d'une armée tombés au pouvoir de l'autre belligérant seront prisonniers de guerre et les règles générales du droit des gens concernant les prisonniers leur seront applicables. Cependant, les belligérants resteront libres de stipuler, en faveur des prisonniers blessés ou malades et au delà des obligations existantes, telles clauses qu'ils jugeront utiles.
ARTICLE 3.
Après chaque combat, l'occupant du champ de bataille prendra des mesures pour rechercher les blessés et les morts et pour les protéger contre le pillage et les mauvais traitements. Toutes les fois que les circonstances le permettront, un armistice local ou une interruption de feu seront convenus pour permettre l'enlèvement des blessés restés entre les lignes.
ARTICLE 4.
Les belligérants se feront connaître réciproquement, dans le plus bref délai possible, les noms des blessés, des malades et des morts recueillis ou découverts, ainsi que tous les éléments propres à les identifier. Ils établiront et se transmettront les actes de décès. Ils recueilleront et s'enverront également tous les objets d'un usage personnel trouvés sur les champs de bataille ou sur les morts, notamment la moitié de leur plaque d'identité, l'autre moitié devant rester attachée au cadavre. Ils veilleront à ce que l'inhumation ou l'incinération des morts soit précédée d'un examen attentif et, si possible, médical des corps, en vue de constater la mort, d'établir l'identité et de pouvoir en rendre compte. Ils veilleront, en outre, à ce qu'ils soient enterrés honorablement, que leurs tombes soient respectées et puissent toujours être retrouvées. A cet effet et au début des hostilités, ils organiseront officiellement un service des tombes en vue de rendre possible des exhumations éventuelles et d'assurer l'identification des cadavres, quel que soit l'emplacement successif des tombes. Dès la fin des hostilités, ils échangeront la liste des tombes et celle des morts ensevelis dans leurs cimetières et ailleurs.
ARTICLE 5.
L'autorité militaire pourra faire appel au zèle charitable des habitants pour recueillir et soigner, sous son contrôle, des blessés ou des malades des armées, en accordant aux personnes ayant répondu à cet appel une protection spéciale et certaines facilités.

CHAPITRE II DES FORMATIONS ET DES ETABLISSEMENTS
SANITAIRES.
ARTICLE 6.
Les formations sanitaires mobiles, c'est-à-dire celles qui sont destinées à accompagner les armées en campagne, et les établissements fixes du service de santé seront respectés et protégés par les belligérants.
ARTICLE 7.
La protection due aux formations et établissements sanitaires cessera si l'on en use pour commettre des actes nuisibles à l'ennemi.
ARTICLE 8.
Ne seront pas considérés comme étant de nature à priver une formation ou un établissement sanitaire de la protection assurée par l'article 6 : 1) le fait que le personnel de la formation ou de l'établissement est armé et qu'il use de ses armes pour sa propre défense ou celle de ses blessés et de ses malades ; 2) le fait qu'à défaut d'infirmiers armés, la formation ou l'établissement est gardé par un piquet ou des sentinelles ; 3) le fait qu'il est trouvé dans la formation ou l'établissement des armes portatives et des munitions retirées aux blessés et aux malades et n'ayant pas encore été versées au service compétent ; 4) le fait que du personnel et du matériel du service vétérinaire se trouvent dans la formation ou l'établissement, sans en faire partie intégrante.

CHAPITRE III DU PERSONNEL.
ARTICLE 9.
Le personnel exclusivement affecté à l'enlèvement, au transport et au traitement des blessés et des malades, ainsi qu'à l'administration des formations et des établissements sanitaires, les aumôniers attachés aux armées, seront respectés et protégés en toutes circonstances. S'ils tombent entre les mains de l'ennemi, ils ne seront pas traités comme prisonniers de guerre. Les militaires spécialement instruits pour être, le cas échéant, employés comme infirmiers ou brancardiers auxiliaires à l'enlèvement, au transport et au traitement des blessés et des malades, et munis d'une pièce d'identité, seront au bénéfice du même régime que le personnel sanitaire permanent, s'ils sont capturés pendant qu'ils remplissent ces fonctions.
ARTICLE 10.
Est assimilé au personnel visé à l'alinéa 1er de l'article 9 le personnel des sociétés de secours volontaires, dûment reconnues et autorisées par leur Gouvernement qui sera employé aux mêmes fonctions que celles du personnel visé au dit alinéa, sous la réserve que le personnel de ces sociétés sera soumis aux lois et règlements militaires. Chaque Haute Partie Contractante notifiera à l'autre, soit dès le temps de paix, soit à l'ouverture ou au cours des hostilités, en tout cas avant tout emploi effectif, les noms des sociétés qu'elle aura autorisées à prêter leur concours, sous sa responsabilité, au service sanitaire officiel de ses armées.
ARTICLE 11.
Une société reconnue d'un pays neutre ne pourra prêter le concours de son personnel et de ses formations sanitaires à un belligérant qu'avec l'assentiment préalable de son propre Gouvernement et l'autorisation du belligérant lui-même. Le belligérant qui aura accepté le secours sera tenu, avant tout emploi, d'en faire la notification à l'ennemi.
ARTICLE 12.
Les personnes désignées dans les articles 9, 10 et 11 ne pourront être retenues après qu'elles seront tombées au pouvoir de la partie adverse. Sauf accord contraire, elles seront renvoyées au belligérant dont elles relèvent dès qu'une voie sera ouverte pour leur retour et que les exigences militaires le permettront. En attendant leur renvoi, elles continueront à remplir leurs fonctions sous la direction de la partie adverse ; elles seront de préférence affectées aux soins des blessés et des malades du belligérant dont elles relèvent. A leur départ, elles emporteront les effets, les instruments, les armes et les moyens de transport qui leur appartiennent.
ARTICLE 13.
Les belligérants assureront au personnel visé par les articles 9, 10 et 11, pendant qu'il sera en leur pouvoir, le même entretien, le même logement, les mêmes allocations et la même solde qu'au personnel correspondant de leur armée. Dès le début des hostilités, ils s'entendront au sujet de la correspondance des grades de leur personnel sanitaire.

CHAPITRE IV DES BATIMENTS ET DU MATERIEL.
ARTICLE 14.
Les formations sanitaires mobiles, quelles qu'elles soient, conserveront, si elles tombent au pouvoir de la partie adverse, leur matériel, leurs moyens de transport et leur personnel conducteur. Toutefois, l'autorité militaire compétente aura la faculté de s'en servir pour les soins des blessés et des malades ; la restitution aura lieu dans les conditions prévues pour le personnel sanitaire et, autant que possible, en même temps.
ARTICLE 15.
Les bâtiments et le matériel des établissements sanitaires fixes de l'armée demeureront soumis aux lois de la guerre, mais ne pourront être détournés de leur emploi tant qu'ils seront nécessaires aux blessés et aux malades. Toutefois, les commandants des troupes d'opérations pourront en disposer, en cas de nécessités militaires urgentes, en assurant au préalable le sort des blessés et des malades qui y sont traités.
ARTICLE 16.
Les bâtiments des sociétés de secours admises au bénéfice de la Convention seront considérés comme propriété privée. Le matériel de ces sociétés, quel que soit le lieu où il pourra se trouver, sera également considéré comme propriété privée. Le droit de réquisition reconnu aux belligérants par les lois et usages de la guerre ne s'exercera qu'en cas de nécessité urgente et une fois le sort des blessés et des malades assuré.

CHAPITRE V DES TRANSPORTS SANITAIRES.
ARTICLE 17.
Les véhicules aménagés pour les évacuations sanitaires circulant isolément ou en convoi seront traités comme les formations sanitaires mobiles, sauf les dispositions spéciales suivantes : Le belligérant interceptant des véhicules de transport sanitaire, isolés ou en convoi, pourra, si les nécessités militaires l'exigent, les arrêter, disloquer le convoi, en se chargeant, dans tous les cas, des blessés et des malades qu'il contient. Il ne pourra les utiliser que dans le secteur où ils auront été interceptés et exclusivement pour des besoins sanitaires. Ces véhicules, une fois leur mission locale terminée, devront être rendus dans les conditions prévues à l'article 14. Le personnel militaire préposé au transport et muni à cet effet d'un mandat régulier sera renvoyé dans les conditions prévues à l'article 12 pour le personnel sanitaire, et sous réserve du dernier alinéa de l'article 18. Tous les moyens de transport spécialement organisés pour les évacuations et le matériel d'aménagement de ces moyens de transport relevant du service de santé seront restitués conformément aux dispositions du chapitre IV. Les moyens de transport militaires, autres que ceux du service de santé, pourront être capturés, avec leurs attelages. Le personnel civil et tous les moyens de transport provenant de la réquisition seront soumis aux règles générales du droit des gens.
ARTICLE 18.
Les appareils aériens utilisés comme moyens de transport sanitaire jouiront de la protection de la Convention pendant le temps où ils seront exclusivement réservés à l'évacuation des blessés et des malades, au transport du personnel et du matériel sanitaires. Ils seront peints en blanc et porteront ostensiblement le signe distinctif prévu à l'article 19, à côté des couleurs nationales, sur leurs faces inférieure et supérieure. Sauf licence spéciale et expresse, le survol de la ligne de feu et de la zone située en avant des grands postes médicaux de triage, ainsi que, d'une manière générale, de tout territoire ennemi ou occupé par l'ennemi sera interdit. Les appareils sanitaires aériens devront obéir à toute sommation d'atterrir. En cas d'atterrissage ainsi imposé ou fortuit sur territoire ennemi ou occupé par l'ennemi, les blessés et les malades, de même que le personnel et le matériel sanitaires, y compris l'appareil aérien, demeureront au bénéfice des dispositions de la présente Convention. Le pilote, les manoeuvres et les opérateurs de télégraphie sans fil (T. S. F.) capturés seront rendus, à la condition qu'ils ne soient plus utilisés, jusqu'à la fin des hostilités, que dans le service sanitaire.

CHAPITRE VI DU SIGNE DISTINCTIF.
ARTICLE 19.
Par hommage pour la Suisse, le signe héraldique de la croix rouge sur fond blanc, formé par interversion des couleurs fédérales, est maintenu comme emblème et signe distinctif du service sanitaire des armées. Toutefois, pour les pays qui emploient déjà, à la place de la croix rouge, le croissant rouge ou le lion et le soleil rouges sur fond blanc comme signe distinctif, ces emblèmes sont également admis dans le sens de la présente Convention.
ARTICLE 20.
L'emblème figurera sur les drapeaux, les brassards, ainsi que sur tout le matériel se rattachant au service sanitaire, avec la permission de l'autorité militaire compétente.
ARTICLE 21.
Le personnel protégé en vertu des articles 9, alinéa premier, 10 et 11 portera, fixé au bras gauche, un brassard muni du signe distinctif, délivré et timbré par une autorité militaire. Le personnel visé à l'article 9, alinéas 1 et 2, sera pourvu d'une pièce d'identité consistant, soit en une inscription dans le livret militaire, soit en un document spécial. Les personnes visées aux articles 10 et 11 qui n'ont pas d'uniforme militaire seront munies par l'autorité militaire compétente d'un certificat d'identité, avec photographie, attestant leur qualité de sanitaire. Les pièces d'identité devront être uniformes et du même modèle dans chaque armée. En aucun cas, le personnel sanitaire ne pourra être privé de ses insignes, ni des pièces d'identité qui lui sont propres. En cas de perte, il aura le droit d'en obtenir des duplicata.
ARTICLE 22.
Le drapeau distinctif de la Convention ne pourra être arboré que sur les formations et les établissements sanitaires qu'elle ordonne de respecter et avec le consentement de l'autorité militaire. Dans les établissements fixes, il devra et, dans les formations mobiles, il pourra être accompagné du drapeau national du belligérant dont relève la formation ou l'établissement. Toutefois, les formations sanitaires tombées au pouvoir de l'ennemi n'arboreront que le drapeau de la Convention, aussi longtemps qu'elles se trouveront dans cette situation. Les belligérants prendront, en tant que les exigences militaires le permettront, les mesures nécessaires pour rendre nettement visibles aux forces ennemies terrestres, aériennes et maritimes les emblèmes distinctifs signalant les formations et les établissements sanitaires, en vue d'écarter la possibilité de toute action agressive.
ARTICLE 23.
Les formations sanitaires des pays neutres qui, dans les conditions prévues par l'article 11, auraient été autorisées à fournir leurs services devront arborer, avec le drapeau de la Convention, le drapeau national du belligérant dont elles relèvent. Elles auront le droit, tant qu'elles prêteront leurs services à un belligérant, d'arborer également leur drapeau national. Les dispositions du deuxième alinéa de l'article précédent leur seront applicables.
ARTICLE 24.
L'emblème de la croix rouge sur fond blanc et les mots ' croix rouge ' ou ' croix de Genève ' ne pourront être employés, soit en temps de paix, soit en temps de guerre, que pour protéger ou désigner les formations et les établissements sanitaires, le personnel et le matériel protégés par la Convention. Il en sera de même, en ce qui concerne les emblèmes visés à l'article 19, alinéa 2, pour les pays qui les emploient. D'autre part, les sociétés de secours volontaires visées à l'article 10 pourront faire usage, conformément à la législation nationale, de l'emblème distinctif pour leur activité humanitaire en temps de paix.
A titre exceptionnel et avec l'autorisation expresse de l'une des sociétés nationales de la Croix-Rouge (Croissant-Rouge, Lion et Soleil-Rouges), il pourra être fait usage de l'emblème de la Convention, en temps de paix, pour marquer l'emplacement de postes de secours exclusivement réservés à donner des soins gratuits à des blessés ou à des malades.

CHAPITRE VII DE L'APPLICATION ET DE L'EXECUTION DE LA CONVENTION.
ARTICLE 25.
Les dispositions de la présente Convention seront respectées par les Hautes Parties Contractantes en toutes circonstances. Au cas où, en temps de guerre, un belligérant ne serait pas partie à la Convention, ses dispositions demeureront néanmoins obligatoires entre tous les belligérants qui y participent.
ARTICLE 26.
Les commandants en chef des armées belligérantes auront à pourvoir aux détails d'exécution des articles précédents, ainsi qu'aux cas non prévus, d'après les instructions de leurs Gouvernements respectifs et conformément aux principes généraux de la présente Convention. ARTICLE 27.
Les Hautes Parties Contractantes prendront les mesures nécessaires pour instruire leurs troupes, et spécialement le personnel protégé, des dispositions de la présente Convention et pour les porter à la connaissance des populations.

CHAPITRE VIII DE LA REPRESSION DES ABUS ET DES INFRACTIONS.
ARTICLE 28.
Les Gouvernements des Hautes Parties Contractantes, dont la législation ne serait pas dès à présent suffisante, prendront ou proposeront à leurs législatures les mesures nécessaires pour empêcher en tout temps : a) l'emploi, par des particuliers ou par des sociétés autres que celles y ayant droit en vertu de la présente Convention, de l'emblème ou de la dénomination de ' croix rouge ' ou de ' croix de Genève ', de même que de tout signe et de toute dénomination constituant une imitation, que cet emploi ait lieu dans un but commercial ou dans tout autre but ; b) en raison de l'hommage rendu à la Suisse par l'adoption des couleurs fédérales interverties, l'emploi par des particuliers ou par des sociétés des armoiries de la Confédération Suisse ou de signes constituant une imitation, soit comme marques de fabrique ou de commerce ou comme éléments de ces marques, soit dans un but contraire à la loyauté commerciale, soit dans des conditions susceptibles de blesser le sentiment national suisse. L'interdiction prévue sous lettre a) de l'emploi des signes ou dénominations constituant une imitation de l'emblème ou de la dénomination de ' croix rouge ' ou de ' croix de Genève ', ainsi que l'interdiction prévue sous lettre b) de l'emploi des armoiries de la Confédération Suisse ou de signes constituant une imitation produira son effet à partir de l'époque déterminée par chaque législation et, au plus tard, cinq ans après la mise en vigueur de la présente Convention. Dès cette mise en vigueur, il ne sera plus licite de prendre une marque de fabrique ou de commerce contraire à ces interdictions.
ARTICLE 29.
Les Gouvernements des Hautes Parties Contractantes prendront ou proposeront également à leurs législatures, en cas d'insuffisance de leurs lois pénales, les mesures nécessaires pour réprimer, en temps de guerre, tout acte contraire aux dispositions de la présente Convention. Ils se communiqueront, par l'intermédiaire du Conseil fédéral suisse, les dispositions relatives à cette répression, au plus tard dans les cinq ans à dater de la ratification de la présente Convention.
ARTICLE 30.
A la demande d'un belligérant, une enquête devra être ouverte, selon le mode à fixer entre les parties intéressées, au sujet de toute violation alléguée de la Convention ; une fois la violation constatée, les belligérants y mettront fin et la réprimeront le plus promptement possible.
DISPOSITIONS FINALES.
ARTICLE 31.
La présente Convention, qui portera la date de ce jour, pourra, jusqu'au premier février 1930, être signée au nom de tous les pays représentés à la Conférence qui s'est ouverte à Genève le 1er juillet 1929, ainsi que des pays non représentés à cette Conférence qui participent aux Conventions de Genève de 1864 ou de 1906.
ARTICLE 32.
La présente Convention sera ratifiée aussitôt que possible. Les ratifications seront déposées à Berne. Il sera dressé du dépôt de chaque instrument de ratification un procès-verbal dont une copie, certifiée conforme, sera remise par le Conseil fédéral suisse aux Gouvernements de tous les pays au nom de qui la Convention aura été signée ou l'adhésion notifiée.
ARTICLE 33.
La présente Convention entrera en vigueur six mois après que deux instruments de ratification au moins auront été déposés. Ultérieurement, elle entrera en vigueur pour chaque Haute Partie Contractante six mois après le dépôt de son instrument de ratification.
ARTICLE 34.
La présente Convention remplacera les Conventions du 22 août 1864 et du 6 juillet 1906 dans les rapports entre les Hautes Parties Contractantes.
ARTICLE 35.
A partir de la date de sa mise en vigueur, la présente Convention sera ouverte aux adhésions données au nom de tout pays au nom duquel cette Convention n'aura pas été signée.
ARTICLE 36.
Les adhésions seront notifiées par écrit au Conseil fédéral suisse et produiront leurs effets six mois après la date à laquelle elles lui seront parvenues. Le Conseil fédéral suisse communiquera les adhésions aux Gouvernements de tous les pays au nom de qui la Convention aura été signée ou l'adhésion notifiée.
ARTICLE 37.
L'état de guerre donnera effet immédiat aux ratifications déposées et aux adhésions notifiées par les Puissances belligérantes avant ou après le début des hostilités. La communication des ratifications ou adhésions reçues des Puissances en état de guerre sera faite par le Conseil fédéral suisse par la voie la plus rapide.
ARTICLE 38.
Chacune des Hautes Parties Contractantes aura la faculté de dénoncer la présente Convention. La dénonciation ne produira ses effets qu'un an après que la notification en aura été faite par écrit au Conseil fédéral suisse. Celui-ci communiquera cette notification aux Gouvernements de toutes les Hautes Parties Contractantes.
La dénonciation ne vaudra qu'à l'égard de la Haute Partie Contractante qui l'aura notifiée. En outre, cette dénonciation ne produira pas ses effets au cours d'une guerre dans laquelle serait impliquée la Puissance dénonçante. En ce cas, la présente Convention continuera à produire ses effets, au-delà du délai d'un an, jusqu'à la conclusion de la paix.
ARTICLE 39.
Une copie certifiée conforme de la présente Convention sera déposée aux archives de la Société des Nations par les soins du Conseil fédéral suisse. De même, les ratifications, adhésions et dénonciations qui seront notifiées au Conseil fédéral suisse seront communiquées par lui à la Société des Nations.
EN FOI DE QUOI les Plénipotentiaires susnommés ont signé la présente Convention. FAIT à Genève, le vingt-sept juillet mil neuf cent vingt-neuf, en un seul exemplaire, qui restera déposé aux archives de la Confédération Suisse et dont des copies, certifiées conformes, seront remises aux Gouvernements de tous les pays invités à la Conférence.
(Signatures)

Ici il y a deux choses très importantes à retenir : La protection des unités sanitaires et l’armement du personnel sanitaire. Ces deux choses sont particulierrement intéressantes et toujours d'actualité. Afin déviter des conclusions maladroites et mal rédigés je vous transmet une partie d'un très bon article où on a des références à des conventions plus récentes mais celà reste sensiblement identique à l'état d'avant 1939 et le questionnement et parfaitement applicable à l'époque de la seconde guerre mondiale.
Bonne lecture :
L’ARMEMENT DU PERSONNEL SANITAIRE :

UNE CONTRAINTE NECESSAIRE

Médecin en chef Eric DARRE (France), Teniente Coronel Javier ALSINA (Espagne), Lieutenant-colonel Eugène BONVENTRE (USA)

I) INTRODUCTION.

Le droit des conflits armés a toujours accordé une importance particulière à la distinction entre combattants et non-combattants. Les combattants sont ceux qui ont reçus l’ordre d’utiliser la force ; ils ont le droit de participer directement aux hostilités. Ce sont les seuls qui ont le droit de se battre et qui peuvent donc être combattus. Les conventions de Genève les définissent comme « les membres des forces armées d’une partie au conflit ainsi que les membres des milices et des corps de volontaires faisant partie de ces forces armées, à l’exception du personnel sanitaire et religieux » (1). Ainsi, le personnel sanitaire est privé du statut de combattant.
Le personnel sanitaire est donc clairement un personnel non combattant.
Par ailleurs, le droit de la guerre accorde un respect et une protection particulière à des catégories déterminées de personnes et de biens (service sanitaire et personnel religieux) qui ne doivent pas être attaquées. Le statut des biens et du personnel sanitaire leur interdit ainsi d’être pris comme objectif militaire.
Le personnel sanitaire est donc clairement un personnel protégé.
On peut alors se demander pourquoi un personnel sanitaire, non combattant et particulièrement protégé par le droit international humanitaire, dispose d’un armement.
L’objet de ce court article est de dégager les différents points forts de cette problématique en observant sa préhension par les différentes nations, au travers de témoignages recueillis auprès de confrères internationaux, et en essayant de proposer quelques aménagements.

II) UNE NÉCESSITÉ.

A) Soulignée par le droit de Genève.

1.- La protection des unités sanitaires.

L’article 12 du premier protocole additionnel aux conventions de Genève (2) précise que « les unités sanitaires doivent en tout temps être respectées et protégées et ne doivent pas être l’objet d’attaques ». Cette protection est une condition nécessaire à celle des blessés et des malades. Ainsi, nul ne peut être puni pour avoir exercé une activité médicale, et cette aide médicale ne peut jamais être considérée comme une participation à l’effort de guerre. Par ailleurs, chaque fois que cela sera possible, les Parties au conflit veilleront à ce que les unités sanitaires soient situées de telle façon que des attaques contre des objectifs militaires ne mettent pas ces unités sanitaires en danger.
Ce même article précise les conditions dans lesquelles la protection des unités sanitaires peut cesser. L’objectif de cet article est de déterminer avec précision les actes entraînant la cessation de la protection, afin d’éviter que de mauvais prétextes ne soient invoqués. Cet article stipule que « la protection due aux établissements et formations sanitaires ne peut cesser que s’ils sont utilisés pour commettre, en dehors de leur destination humanitaire, des actes nuisibles à l’ennemi. »
Ainsi, aucune autre cause que celle liée à l’utilisation d’une formation sanitaire pour commettre des actes nuisibles à l’ennemi ne peut faire cesser le droit à la protection. Si, cependant, l’unité sanitaire était systématiquement utilisée à des fins autres que sanitaires, même sans que ne soient commis des actes nuisibles à l’ennemi, elle perdrait son statut d’unité sanitaire au sens du Protocole qui définit ces unités comme étant affectées exclusivement à des fins sanitaires.
Les conférences diplomatiques de 1929, de 1949 et de 1977 ne jugèrent pas utiles de définir les caractéristiques d’un acte nuisible à l’ennemi, estimant que cette expression tombait sous le sens et devait demeurer très générale. Les commentaires des conventions de Genève donnent cependant quelques exemples d’actes nuisibles qui permettent d’éclairer le sens donné à cette expression : abriter dans une formation sanitaire des combattants ou des fuyards valides, y faire un dépôt d’armes ou de munitions, y installer un poste d’observation militaire, placer délibérément une formation sanitaire sur une position afin d’empêcher une attaque de l’ennemi. Le caractère nuisible est donc large et il ne s’agit pas seulement de nuire directement à l’ennemi, par exemple en lui tirant dessus, mais également d’entraver délibérément son action militaire, de quelque manière que ce soit.
Pour mémoire, on peut rappeler ici que la protection des unités sanitaires par le droit international humanitaire a été détournée par les Irakiens durant la seconde guerre du Golfe. En effet, ceux-ci « ont choisi des modes d’action qui privilégiaient les opportunités défensives offertes par les villes et l’appoint non négligeable des forces irrégulières. Ils ont notamment utilisé certains sites (écoles, hôpitaux, mosquées…) que les forces occidentales ne pouvaient prendre pour cibles du fait de leurs règles d’engagement ». (3)
Cependant, ces actes nuisibles à l’ennemi doivent, pour être interdits, se commettre en dehors de la destination humanitaire des unités sanitaires, ce qui laisse entendre que certains actes nuisibles à l’ennemi peuvent être conformes à cette destination humanitaire et, ainsi, accomplis licitement. Cette précision se justifie, car il peut en effet arriver – même si cela doit rester exceptionnel – qu’un acte commis conformément à la destination humanitaire des unités sanitaires revête un caractère nuisible à l’ennemi, ou puisse à tort être interprété dans ce sens. C’est le cas par exemple d’un véhicule sanitaire qui tomberait accidentellement en panne lors d’un déplacement conforme à sa destination humanitaire et empêcherait, de facto, l’attaque d’un objectif militaire. De tels cas sont exceptionnels et des remèdes devront y être apportés dès que sera perçu leur caractère nuisible à l’ennemi. Il ne faut donc pas mettre sur un même plan les actes accomplis sans volonté de nuire, mais causant accidentellement un préjudice à l’ennemi, et les actes délibérément commis pour nuire à l’ennemi.
Si le premier protocole définit les causes occasionnant la cessation de la protection des unités sanitaires, il précise toutefois que « la protection cessera seulement après qu’une sommation fixant, chaque fois qu’il y aura lieu, un délai raisonnable, sera demeurée sans effet ».
Si l’unité sanitaire est utilisée pour commettre des actes nuisibles à l’ennemi, elle devient en effet un objectif militaire qu’il est licite d’attaquer. Cependant, avant d’en arriver à cette extrémité, il est capital que le sort des occupants habituels ou légitimes de l’unité soit assuré. Ceci a pour but d’éviter que les blessés et malades présents dans l’unité ne deviennent les victimes d’actes dont ils ne sont pas responsables. C’est à cet effet que l’on a imposé une sommation et l’attente d’un délai raisonnable, bien que celui-ci n’ait pas été fixé avec précision. Dans tous les cas, ce délai doit être suffisant pour permettre, soit de mettre fin aux actes illicites, soit d’évacuer les blessés et malades et de les mettre en lieu sûr. Ce délai devrait aussi laisser aux responsables de l’unité le temps de répondre aux reproches qui leur sont faits et, s’ils le peuvent, de s’en justifier.
Il est cependant précisé qu’un délai ne sera fixé par la sommation que «chaque fois qu’il y aura lieu». Cette précision n’est évidemment pas donnée pour permettre d’éluder le devoir de fixer un délai mais pour tenir compte des cas où il n’est pratiquement pas possible d’en donner (cas d’une unité prise sous le feu de l’ennemi en provenance d’une unité sanitaire).
Par ailleurs, et même dans ces cas, on ne devra pas oublier les exigences humanitaires. On ne détruira pas une formation sanitaire de cent lits au moyen d’obus de mortier parce qu’un soldat s’est embusqué dans une de ses sections d’hospitalisation. Ici aussi le principe du respect des exigences humanitaires face aux nécessités militaires doit être pris en considération.
Ainsi, les unités sanitaires sont protégées à condition de respecter certaines règles. Si certains actes, comme nous venons de le voir, entraînent la cessation de la protection, d’autres cependant, ne sont pas de nature à priver la formation sanitaire de la protection qui lui est conférée par les conventions de Genève.

2.- L’armement du personnel sanitaire et son usage.

Il est intéressant de constater qu’aucun article des conventions de Genève ni des protocoles additionnels à ces conventions n’aborde de façon spécifique l’armement du personnel sanitaire. On ne s’intéresse au sujet qu’au travers de la protection des formations et établissements sanitaires, comme le montre l’article 22 de la première convention de Genève qui est le premier article des conventions à approcher ce thème.
« Ne seront pas considérés comme étant de nature à priver de la protection une formation ou un établissement sanitaire :
le fait que le personnel de la formation ou de l’établissement soit armé et qu’il use de ses armes pour sa propre défense ou celle de ses blessés et de ses malades ;
le fait qu’à défaut d’infirmiers armés, la formation ou l’établissement soit gardé par un piquet ou des sentinelles ou une escorte ;
le fait que dans la formation ou l’établissement se trouvent des armes portatives et des munitions retirées aux blessés et aux malades et n’ayant pas encore été versées au service compétent …»
L’article 13 du premier protocole additionnel aux conventions de Genève est plus précis que la convention de Genève elle-même et stipule que le personnel sanitaire est doté d’armes légères individuelles.
Ainsi, le personnel sanitaire peut être armé afin d’assurer sa propre défense ou celle des blessés dont il a la charge. On conçoit qu’il soit nécessaire de donner au personnel sanitaire les moyens de faire régner l’ordre et la discipline dans les formations dont il a la responsabilité. En effet, les circonstances dans lesquelles interviennent les membres du personnel sanitaire correspondent souvent à des états de désordre intérieur qui engendrent des actes de violence comme le viol, le pillage ou le brigandage. Il importe donc de défendre les blessés et malades contre de tels actes (4).
Par ailleurs, si une unité sanitaire est l’objet d’une attaque, en violation des Conventions de Genève, on ne peut demander à son personnel de se laisser tuer. Toutefois, si le personnel sanitaire cherchait à s’opposer par les armes à une avance militaire, il perdrait sa neutralité et son droit à protection, à moins que cet ennemi ne cherche délibérément à le tuer ou à tuer ses blessés, malades ou des membres du personnel sanitaire.
Le principe est ainsi clairement énoncé – le personnel sanitaire est en droit de se défendre ou de défendre ses malades en cas d’attaque – mais la mise en œuvre de ce droit est difficile car le personnel sanitaire non combattant devient ainsi, l’espace d’un instant, un combattant.
A défaut d’infirmiers armés, une formation sanitaire peut être gardée par un piquet, des sentinelles ou une escorte, c’est-à-dire par un petit nombre de militaires armés. Ces personnels sont là pour éviter le pillage ou les violences, mais n’ont pas à s’opposer à l’occupation ou au contrôle de l’unité sanitaire par la Partie adverse. Ainsi, l’immunité demeure, d’autant plus que le personnel sanitaire, dans ce cas, ne se défend pas lui-même.
Par ailleurs, la présence simultanée d’infirmiers armés et d’une garde militaire est possible. Ce peut être le cas lorsque les infirmiers n’ont pas d’armes personnelles, ou qu’ils sont trop peu nombreux, ou pour toute autre cause circonstancielle. On ne conçoit pas qu’un belligérant puisse contester l’immunité d’une formation sanitaire parce qu’outre un piquet ou des sentinelles, certains infirmiers seraient armés.
Bien que le texte ne l’indique pas clairement, il semble évident que la garde militaire affectée à une formation sanitaire peut, si besoin, faire usage de ses armes, au même titre que les infirmiers armés, pour assurer la défense de la formation. C’est l’utilité même de la garde. Mais, comme pour le personnel sanitaire, ces soldats ne peuvent agir qu’à des fins purement défensives et ne pourraient s’opposer par les armes à l’occupation ou au contrôle de la formation par l’armée adverse.
Enfin, le personnel sanitaire ne doit pas être utilisé à la garde d’autres installations que des installations sanitaires. Cela constituerait une participation aux hostilités qui lui ferait perdre sa protection et son statut de non-combattant et constituerait, aux yeux de l’ennemi, un précédent mettant en cause la confiance réciproque.
Ainsi, le personnel sanitaire jouit d’une part de son statut de personnel protégé, au sein d’une unité sanitaire qui doit elle-même être respectée et protégée, et dispose d’autre part d’un armement lui permettant, en cas d’attaque, de se défendre et de défendre les blessés dont il a la charge. Si les quelques lignes précédentes ont permis de pressentir l’utilité d’un tel armement, les témoignages qui suivent devraient convaincre de leur nécessité.
[...]
(1) Les conventions de Genève du 12 août 1949, Article 4 de la 3ième convention. Comité International de la Croix-Rouge, 1994.
(2) Les protocoles additionnels aux conventions de Genève du 12 août 1949 : Comité international de la Croix-Rouge, 1996.
(3) Analyse après action de la 3ième division d’infanterie mécanisée de l’US army. Juin 2003. in Enseignements de l’opération Iraqi Freedom. Centre d’évaluation et de retour d’expérience. Septembre 2003.
(4) A. Baccino-Astrada. Manuel des droits et devoirs du personnel sanitaire lors des conflits armés. Comité international de la Croix-Rouge, 1982.
[...]


3 - Matériel médical
3.1 Équipement

Il est important de rappeller ici qu'il est présenté dans un premier temps l'équipement standard concernant le personnel médical de la heer (inclus les brancardiers).
Les équipements plus spécialisés ou nécessitant d'être mis à part sont présentés dans le point suivant.

Dans un premier temps, il faut savoir que tout les soldats avais dans la poche intérieur de leur vareuse deux bandages. Un large (11*7*2 cm) et un plus petit (8.5*4.8*2.5 cm). Les équipages de véhicules blindés avais en plus un paquet spécial pour les brûlures.



3.1.1 - Équipement du brancardier auxiliaire
L'équipement du brancardier auxiliaire est le même que celui d'un soldat de l'intrantrie au détail qu'il peut porter le brassard "Hilfskrankenträger" si il aide le service sanitaire ou les brancardiers.

Hilfskrankenträger Armbinde
Hilfskrankenträger Armbinde Hilfskrankenträger Armbinde 2
Ce brassard est long de 39cm et large de 13 cm avec les inscriptions en noir "hilfs-/krankenträger" encadrés d'un rectangle noir. Souvent, quelquepart dans la zone blanche figure, le cachet à l'encre de l'unité du porteur. Le soldat doit le porter seulement lorsqu'il exerce en tant que de brancardier auxiliaire.


3.1.2 - Équipement du brancardier
Le brancardier porte à la place des cartouchières de fusil, deux boites en cuir (Krankenträgertaschen) contenant principallement des bandages et de quoi appliquer les premiers soins. Elles sont marquées avec un "K", pour Krakenträger, sur le devant de la fermeture. Pour l'autodéfense ou la protection des blessés il a souvent une arme de poing (P08 ou P38) à disposition. En bandouillère on a aussi la gourde spécifique aux troupes sanitaires (labeflasche) à plus grande contenance que la gourde personnelle. En général le brancardier a sur lui une lampe de poche, un outil bien pratique pour agir de nuit. Elle est très souvent attachée à un bouton de l'uniforme près des poches ou celui d'une épaulette.

Rot-Kreuz-Armbinde
Le personnel médical dans l'exercice de ses fonctions était identifié par un insigne de neutralité : un brassard blanc avec une croix rouge cousus au centre. Le brassard était en général tamponné dans la zone blanche. Il devais être porté au bras gauche. Le porteur devais avoir un document autorisant le port de ce brassard. Pour plus d'informations sur l'utilité de ce brassard je vous conseil le chapitre sur la convention de Genève.


Krankenträgertaschen
Les pochettes sont en cuir marron. La fermeture est cousus à l'arrière, et deux lanières en cuir sont sur le devant servant de passant pour le ceinturon. La fermeture se fixe par deux languettes en cuir sur les côtés pouvant être passées à un bouton arrondi. Une boucle rectangulaire est visible sur le devant pour accueillir le crochet du harnais de sac. Celle de droite est marqué d'un R (Recht) et celle de gauche d'un L (Links) visible sous le devant de la fermeture.

Gauche :

Droite :



Labeflasche
Le personnel médical était équipé d'une gourde spécial d'une contenance plus grande. En général, on affecte les bouteilles de 1 litre aux combattants de montagne, sinon elles sont de 1.5 litre (en photo) ou 2 litre. La gourde est bien différente de la gourde standard :
- une plus grande capacité (1 litre, 1,5 litre et 2,0 litres)
- donc évidement une forme plus volumineuse
- Le fond de la bouteille n'est pas plat, mais arrondis
- Le corps de la gourde et le niveau du col de la couverture en feutre ont été renforcés avec des coussinets en feutre
- Elle dispose d'une lanière de cuir pour la portée en bandouillière et d'un crochet pour l'accrocher au ceinturon.



3.1.3 - Équipement du soldat sanitaire
L'équipement du soldat sanitaire est le même que celui du brancardier à quelques détails près. Le contenu des boites en cuir change et sont marqués d'un "S", pour "Sanitätssoldat", sur le devant de la fermeture.

Sanitätertaschen
sani_pouch_left_close sani_pouch_left
sani_pouch_right_close sani_pouch_right
Les pochettes sont en cuir marron. La fermeture est cousus à l'arrière, et deux lanières en cuir sont sur le devant servant de passant pour le ceinturon. La fermeture se fixe par deux languettes en cuir sur les côtés pouvant être passées à un bouton arrondi. Une boucle rectangulaire est visible sur le devant pour accueillir le crochet du harnais de sac. Celle de droite est marqué d'un R (Recht) et celle de gauche d'un L (Links) visible sous le devant de la fermeture. Elles ont un contenus un peu différent de celles du brancardier :

Gauche :
1 paquet de bandage compréssé (1 kombiniertes presstück, bestehend aus : 3 mullbinden zu 5m x 7cm, 6 Mullstreifen)
3 bandages stériles (3 keimfreie verbandpäckchen )
1 garrot (1 Abschnürbinde)
et par dessus : (darüber:)
1 sachet en cuir contenant 20 épingles à nourrices (1 Ledertasch mit 20 Sicherheitnadeln)
1 bandage imperméable (1 Stück wasserdichter Verbandstoff (50cm x etwa 45cm))

Droite :
1 boite avec 2 flaocns de teinture d'iode (antiseptique et antifongique puissant composé d'iode dissous dans l’alcool, utilisé pour désinfecter et assainir) (jodtinktur, 2 x 4 cm in pappschachtel)
1 boite avec 1 savon (seife, 1 stûck in bez. büchse)
1 rouleau de sparadrap (zinkkauttschukpflaster, 1rolle 5m x 2.5cm)
5 sachets de panssements (5 stûck schnellverband in papierbeutel, 8cm breit, 10cm lang)
1 boite (in foldgrawer avec 4 tubes de crèmes et 1 tige pour les appliquer (augensalbenstäbchen 1 stûck)
- 1 tube de cème alcaline pour les yeux (alkalische augensalbe 1 tube zu 10g )
- 2 tubes de pommade pour les pieds (Fusschweissalbe 2 tuben zu 10g )
- 1 tube de pommade au salicyle (analgésique)(salicylsalbe 1 tube zu 10g )
5 tubes en aluminium contenant des comprimés
- Acide acétylsalicylique (aspirine) (acid. acetysalecylic. 0.5g 20tabl.)
- Opium (propriétés sédatives et analgésiques) (opium 0.03g 20tabl.)
- Rhubarbe (soinge la constipation et la diarrhée) (rhabarber 0.5g 15 tabl.)
- Cardiazol (utilisé comme stimulant circulatoire et respiratoire) (cardiazol 0.1g 10 tabl.)
- Bicarbonate de sodium (Pour faciliter la digestion et contre les maux d'estomac) (natr. bicarbonicum 1g 10tabl.)



3.1.4 - Équipement du sous officier
L'équippement du sous officier était le même que celui du soldat sanitaire au détail qu'il a aussi avec lui un étuit en cuir contenant un petit kit d'instrument (sanitätsverbandzeug). Le sous-officier pouvais aussi avoir un porte carte, tout dépend de son poste dans la compagnie.

Sanitätsverbandzeug
Ce petit kit était transporté par les sous officiers dans le sac à pain ou dans les poches de la vareuse. Il a été utilisé durant la première guerre et à continué d'être produit durant la seconde. A l'intérieur il y a un étui en tissu blanc ou gris foncé (Zwirntuchbeutel) contenant une selection d'instrument pour les premiers secours. Il est courant de retrouver ce kit d'intrument avec plusieurs ciseaux ou plusieurs pincettes, le thermomètre est souvent manquant, cependant une composition officielle existe :
- une paire de ciseaux (gerade starke Schere)
- Une pincentte (anatomische Pinzette)
- une spatule (Mundspatel)
- themomètre (Krankenthermometer)
- cure ongles, qui remplace une lancette à partir de 1912 (Nagelreiniger)
Taille :19,5cm x 9 x 1,5cm
Poid : 0.25 kg



3.1.5 - Équipement de l'officier
L'officier sanitaire était un medecin. On peut le souvent le voir munis d'une blouse blanche lorsqu'il est en plein travail. Le medecin avais un équipement assez légé, l'essentiel du matériel étant transporté avec les véhicules motorisés ou à cheval. Chaque officier avait une sacoche (Arzttasche) afin d'avoir à porter de main le strict nécéssaire.

Sanitätstasche für Sanitätsoffiziere (Arzttasche)
Cette sacoche avais deux versions, en haut l'ancienne et en bas celle de 1938. Les dentistes avais la même mais marqué d'un "Z", pour "Zahnarzt", afin de mettre en évidence un contenu différent. Cette sacoche était portée en bandouillière grâce à une lanière en cuir accroché à deux anneaux au dos de la sacoche. Poid : 4kg.


3.2 Autres équipements

[en cours]

La croix rouge
L'idée stéréotypée d'un infirmier au cours de la seconde guerre mondiale est une personne couverte de croix rouges pour annoncer son statut de non-combattant aux termes de la convention de Genève. L’armée allemande a utilisé trois formes différentes d’identification par le biais de la croix rouge, notamment des brassards, des gilets et des croix rouges peintes sur le casque. Beaucoup de gens pensent qu'ils portaient tout ce qui les identifierait comme personnel médical. Cependant, des images originales d'infirmiers (Sanitäter) et brancardiers (Krankenträger) en Allemagne montrent une grande différence par rapport à l'idée stéréotypée et à la réalité historique.

Les infirmiers (Sanitäter) et brancardiers (Krankenträger) affectés à des unités de combat sur le front occidental pouvaient généralement être identifiés en portant seulement le brassard à la croix rouge sur le bras gauche. L’utilisation de ce brassard unique leur a conféré une protection en vertu de la convention de Genève, et ce brassard n'est pas suffisamment visible pour attirer l’attention sur les autres soldats qui auraient recours à la dissimulation et au camouflage pour assurer leur survie. Les Sanitäter ne souhaitait pas attirer l'attention sur lui-même ni sur son entourage plus que necessaire, le brassard était une méthode raisonnable pour assurer sa protection tout en restant quelque peu discret lors de ses déplacements au sein de ses formations de combat. L’utilisation des gilets avec une croix rouge était en fait très rare. Il était généralement réservée aux personnes chargées de faire sortir les blessés du champ de bataille et de les transporter, ainsi qu'aux Krankenträger et Sanitäter affectés à des hôpitaux de campagne.

Les conditions sur le front oriental étaient très différentes de celles sur le front occidental. La guerre contre les Soviétiques ne peut être décrite autrement que par la guerre totale. La convention de Genève a été rarement honorée. Sanitäter et Krankenträger dans toutes les formations, y compris les unités de combat et les hôpitaux, portaient rarement quelque chose qui les identifiaient comme du personnel médical. Sur le front Est il n'y avais donc aucune raison de mettre en valeur cette croix rouge qui servaient en fait pour les soldats soviétique de cible.

Enfin, certains s'identifieraient à l'aide de marques sur leurs casques. Cela semble être une forme d’identification beaucoup moins répandue, même si elle est utilisée par de nombreux reconstitueurs et collectionneurs, notamment en raison de la prévalence et de la valeur des casques de croix rouge dans l’armée américaine. Il existe une grande variété de façons de peindre ces casques, car leur conception serait confiée à un niveau de commandement inférieur ou au soldat lui-même. La forme de peinture la plus courante était une croix rouge sur un casque blanc. La croix rouge se croise au sommet du casque et s’étend jusqu’aux bords du casque. L’idée de placer la croix rouge au-dessus du casque découle de l’idée qu’un infirmier se plierait pour traiter les blessés, exposant ainsi le haut de son casque. Il existe également des exemples de casques peints similaires aux casques médicaux américains comportant de multiples croix rouges sur fond blancs. Cependant, La plupart des images originales, montrent que la plupart des Sanitäter et Krankenträger portaient un casque simple ou un casque peint ou camouflé de manière uniforme avec le reste de leur unité.


Sanitätstasche zum umhängen
La sacoche de soin en bandoulière (Sanitätstasche zum umhängen). Durant la guerre une volonté d'évolution est notable, l'idée était de remettre les cartouchières de fusil au ceinturon et d'avoir l'équipement médical dans une sacoche en bandouilère.

Dans la pochette supérieur (im oberen deckel befestigt )
1 Sac en tissu contenant : (1 Zwirntuchtasch, darin :)
- 1 Bandage imperméable 45 x 45 cm (1 St. Verbandsoff, wasserdicht, 45 x 45 cm)
- 2 Bandages triangulaires (2 Verbandtücher, dreieckig)

Dans le compartiment du bas (Im unteren fach)
1 Garrot(1 Abschnürbinde)
1 boite en métal sur laquel est inscris "Salbe", contenant : (1 Blechkasten, bez.: Salbe, darin:)
- 2 tubes de pommade pour les yeux (2 Tuben Alkalische Augensalbe 10ccm)
- 2 tubes de pommade au bore (2 Tuben Borsalbe 10ccm)
- 2 tubes de pommade à l'acide salicylique (2 Tuben Fußheisalbe (Salizylsalbe 10ccm ))
- 2 tubes de pommade pour les pieds (2 Tuben Fußschweißsalbe 10ccm)
- 1 tige de verre (1 Augenglasstab)
1 panssement 1m x 8cm (1 Schnellverband 1m x 8cm)
1 paquet de bandage, grande taille (1 Verbandpäckchen, groß)
1 paquet de bandage, petite taille (1 Verbandpäckchen, klein)
1 sac de toile sur lequel est inscris "Lobelin" contenant : (1 Tasche aus Segeltuch, bez.; Lobelin, darin:)
- 3 ampoules de Cardiazol (3 Ampullen Cardiazol 0.1g zu 1 ccm)
- 2 ampoules de Lobelin (2 Ampullen Lobelin 0.01g zu 1 ccm)
1 boite en métal contenant : (1 Metallkasten, darin:)
- 1 Seringue Record 2ccm avec 2 aiguilles (1 Rekordspritze 2ccm mit 2 Kanülen)
1 Bouteille avec bouchon en liège contenant : (1 Flasche mit Korkstopfen, darin:)
- Alcool à 70%, 25ccm (25 ccm Spiritus 70%)
2 paquets de cotons stériles (2 Päckchen entfettete Watte, kemfrei, je 1g)
Instruction pour l'inhalation de lobeline par des non-médecins (1 Anweisung zur Lobelineinspiritzung durich Nichtärzte)

Dans le compartiment du milieu (im mittleren fach)
3 paquets de 8 de bandages de gaze, 4m x 7cm (3 Preßstücke Mullbinden 4m x 7cm zu je 8 Stück)
1 paquet de 10 bandes de gaze, 2m x 20cm (1 Preßsfück Mullstreifen 2m x 20cm zu 10 Streifen)

Dans le compartiment du dessus (im oberen fach)
7 tubes en alluminium avec le nom du contenu : (7 Aluminiumröhren, bezeichnet und gelfüllt mit:)
- 20 comprimés de 0.5g d'acide acétylsalicylique (20 Tabl. Acid acetylosal. 0.5g)
- 20 comprimés de 0.1g de Cardiazol (20 Tabl. 0Cardiazol 0.1g)
- 20 comprimés de 0.5g de Dimethylaminophenazon (20 Tabl.0Dimethylaminophenazon 0.5g)
- 15 comprimés de 1g de Bicarbonate de sodium (15 Tabl. Natr- bicarb. 1g)
- 20 comprimés de 0.03g de Opium(10 Tabl. 0Opium 0.03g)
- 20 comprimés de 0.15g de Laxantes (20 Tabl. Laxantes 0.15g)
- 1 tube vide (1 leere Röhre)
1 boite en résine contenant : (1 Büchse aus Kunstharz, darin:)
- 1 savon de 50g (1 Stück Seife 50g)
5 sachets de panssements 9.5 x 8cm (5 Beutel Schnellverband 9.5 x 8cm)
1 boite contenant :(1 Schachtel, darin :)
- 2 flacons de 4 ccm de teinture d'iode ou de teinture sepso (2 Streichfläschchen zu je 4 ccm Jodtinktur oder Sepsotinktur)
1 étui en toile cirée contenant : (1 Tasche aus Wachstuch, darin:)
- 20 épingles à nourrice (20 Sicherheitsnadeln)
1 rouleau de sparadrap 5m x 2.5cm (1 Rolle Zinkkautschukpflaster 5m x 2.5cm)
4 bandages de petite taille (4 Verbandpäckchen, klein)
1 étui en cuir contenant : (1 Sanitätsverbandzeug in einer Ledertasche darin:)
- 1 étui en tissus contenant : (1 Zwirntuchtasche, darin:)
- - 1 Thermomètre (1 Fieberthermometer in Hülse)
- - 1 Spatule buccale en métal ( 1 Mundspatel aus Metall)
- - 1 Cure-ongles ( 1 Nagelreiniger)
- - 1 Pince à épiler ( 1 Pinzette, anatomisch)
- - 1 paire de Ciseaux droit pointus ( 1 Schere, gerade, spitz-stumpf)



Krankenträgertasche zum umhängen
La sacoche de soin en bandoulière pour brancardier (Krankenträgertasche zum umhängen) est un équipement assez similaire à celui qu'on a au dessus mais avec un contenu différent. Cette différence comparable aux différences de contenus entre les poches standard portées au ceinturon.

Dans la pochette supérieur (Im oberen deckel befestigt:)
1 étui en toile cirée contenant : (1 Tasche aus Zwirntuch, darin:)
- 1 Cure-ongles (1 Nagelreiniger)
- 1 Pince à épiler(1 Pinzette, anatomisch)
- 1 paire de Ciseaux droit pointus (1 Schere, gerade, spitz-stumpf)
1 étui en toile cirée contenant: (1 Tasche aus Wachstuch, darin:)
- 20 épingles à nourrices (20 Sicherheitsnadeln)

Dans le compartiment du bas (Im unteren fach)
1 boite en métal sur laquel est inscris "Salbe", contenant : (1 Blechkasten, bez.: Salbe, darin:)
- 2 tubes de pommade pour les yeux (2 Tuben Alkalische Augensalbe 10ccm)
- 2 tubes de pommade au bore (2 Tuben Borsalbe 10ccm)
- 2 tubes de pommade à l'acide salicylique (2 Tuben Fußheisalbe (Salizylsalbe 10ccm ))
- 2 tubes de pommade pour les pieds (2 Tuben Fußschweißsalbe 10ccm)
- 1 tige de verre (1 Augenglasstab)
1 Garrot (1 Abschnürbinde)
3 bandages de petite taille (3 Verbandpäckchen, klein)
1 Bandage (1 Stück Verbandstoff)
imperméable 45 x 45 cm (wasserdicht, 45 x 45cm)
(3 Verbandtücher, dreleckig)
1 rouleau de sparadrap (1 Rolle Zinkkautschukpflaster)
(5m x 2.5cm)

Dans le compartiment du milieu (im mittleren fach)
3 paquets de 8 de bandages de gaze, 4m x 7cm (3 Preßstücke Mullbinden 4m x 7cm zu je 8 Stück)
1 paquet de 10 bandes de gaze, 2m x 20cm (1 Preßsfück Mullstreifen 2m x 20cm zu 10 Streifen)

Dans le compartiment du dessus (Im oberen fach)
1 panssement 1m x 8cm (1 Schnellverband 1m x 8cm)
1 boite en résine contenant : (1 Büchse aus Kunstharz, darin:)
- 1 savon de 50g (1 Stück Seife 50g)
1 boite contenant : (1 Schachtel, darin:)
- 2 flacons de 4 ccm de (2 Streichfläschchen zu je 4 ccm)
- - teinture d'iode ou de teinture sepso (Jodtinktur oder Sepsotinktur)
2 bandages de grande taille (3 Verbandpäckchen, groß)
3 bandages de petite taille (3 Verbandpäckchen, klein)
1 rouleau de sparadrap 5m x 2.5cm (1 Rolle Zinkkautschukpflaster 5m x 2.5cm)



(Sanitätstornister)


(Verbandkasten)


(Verbandtasche) (für die Mannschaften der Krankenwagen) Trousse à pharmacie allemande utilisée par les chauffeurs d’ambulances (non motorisés et motorisés) et les soldats attachés à des unités de transport médical. -> http://www.wehrmacht-awards.com/forums/showthread.php?t=412278


(Sanitätskasten)


(Sauerstoffbehandlungsgerät)


(Truppenbesteck)


Sacoche sanitaire de selle (Sanitäats Packtaschen fur Berittene, Poids environ 3 kg.) pour les unités équestres. Ces hommes ont appris les bases du secourisme aux chevaux blessés et blessés. Les sacoches sont en cuir marron. Le sac de gauche avait des bretelles ce qui facilite son transport à pied. Son contenu correspond au contenu des poches sanitaires classique pour les hommes à pied. Celui de droite était plus grand et contenait un stock de matériel médical pour les chevaux, généralement sous la forme de grands tampons de gaze et de crins de bandage en lin. Les cavaliers ont généralement aussi des poches en cuir comme celles que porte les hommes à pied.


(Tornister-Filtergerät)


(Sanitätstasche für Sanitätsoffiziere bei Gebirgseinheiten)


(Materiel Luftschutz - Sanitätstasche / Gastasche / Verbandkasten / Luftschutz-Krankentrage)


Cette note d'accompagnement était attachée à l'uniforme du blessée. Les premiers résultats sur la blessure et les mesures prises, tels que l'administration de médicaments ou le moment de l'application d'un bandage de compression ou la mise en place d'une plaie présentant un saignement important, y sont inscris. Pour une identification rapide, les étiquettes étaient pourvues de bandes de couleurs différentes sur un côté. Voici quelques variantes :
Begleitzettel für Verwundete :
- 2 bandes rouges : non transportable
- 1 bande rouge : transportable
- sans bandes: peu marcher
Begleitzettel für Innerlich kranke
- 1 bande verte : maladie non contagieuse, transportable
- 1 bande jaune : maladie contagieuse, transportable
- sans bandes: peu marcher
Begleitzettel für entlauste Verwundete und kranke
- 2 bandes noirs : a épouiller
Wundzettel für Verwundete
- 2 bandes rouges : non transportable
- 1 bande rouge : transportable
- sans bandes: peu marcher
Wundzettel für Kampfstofferkrankte
- 1 coin noir : transportable assis
- 2 coins noirs : transportable allongé
- sans coins noirs : peu marcher



(Gebirgs-Sanitäts-Kasten)


(Krankentrage / Krankentragenfahrgerät / Feldtrage)

http://www.wehrmacht-awards.com/forums/showthread.php?t=755158


(Sanitätspacktaschen) http://www.wehrmacht-awards.com/forums/showthread.php?t=112702




4- L'uniforme
Avant tout : Les dessins ci dessous sont des exemples, l'échelle n'est pas parfaitement respecter et tout les éléments ne seront pas commenter. Nous nous interesseront seulement aux insignes et aux particularités du personnel médical.

1- Tenue de terrain d'un soldat du service sanitaire
2- Tenue de service d'un soldat du service sanitaire
3- Tenue de guarde d'un soldat du service sanitaire
4- Tenue de rapport d'un soldat du service sanitaire
5- Tenue de sortie d'un soldat du service sanitaire
6- Tenue de parade d'un soldat du service sanitaire




7- Tenue tropical d'un soldat du service sanitaire
8- Tenue d'hiver d'un soldat du service sanitaire
9- Tenue de service d'un soldat du service sanitaire (fin de guerre)
10- Tenue de service d'un bracardier d'une compagnie d'infantrie (fin de guerre)
11- Tenue de service d'un bracardier auxiliaire d'une compagnie d'infantrie (fin de guerre)
12- Tenue d'un brancardier d'une compagnie d'infantrie ayant la volonté d'être bien visible



13- Tenue de sortie d'un sous officier du service sanitaire
14- Tenue de combat d'un sous officier du service sanitaire
15- Tenue de service d'un opérateur radio du service médical
16- Tenue d'un officier du service sanitaire
17- Tenue d'opération d'un chirurgien
18- Tenue d'un officier de blindé appartenant au service sanitaire



19- Tenue d'un général du service sanitaire
20- Tenue d'un général du service sanitaire (après mai 1944)
21- Tenue blanche d'un marin du service sanitaire
22- Tenue d'un marin du service sanitaire
23- Tenue d'un amiral du service sanitaire
24- Tenue d'un soldat du service sanitaire de l'armée de l'air



[en cours]
Ausbildung tätigkeitsabzeichen sanitätspersonal
Ce badge certifie d'une formation spécialisée dans le domaine médical. Il est porté par les hommes du rang et sous-officiers à la manche droite : 1 cm au dessus de la manche sur les manteau et anciennes tuniques, 11cm au dessus du bord de la manche pour les vareuses (feldbluse) et 3 cm au dessus de la manche pour les tenues de sortie (waffenrock). Il est assez courant d'observer que cette régulation n'est pas toujours respecter, par exemple pour les vareuses de combat l'insigne peut se situer entre les 11 et 20 cm. Aussi il doit se trouver sur le manteau mais il est rare qu'il y soit. Les membres du service médical de l'armée de l'air (Luftwaffe) portaient cet insigne sur la manche gauche et ceux de la marine au dessus du grade de bras. Les officiers ont la distinction de leur spécialité sur les épaulettes : le même symbole en métal gris ou doré. Exception pour les officiers de la marine qui ont l'insigne sur les deux manches au dessus des bandes de grade.

Des variations de couleur sont observables : l'insigne standard pour la heer est un fond vert bouteille avec le baton d'asclépios cousus en jaune, un oeil noir et une langue rouge, il peut y avoir un sourcil noir ou non, la langue peut être jaune ou parfois absente, le symbole peut être assez épais ou plus fin. Vers 1940 le fond pouvais passer au gris, pour la marine le fond est plutôt dans les tons noir, pour l'armée de l'air le fond est gris et le symbole jaune pâle ou blanc, une version de ces patch pour la marine à un fond blanc avec le symbole bleu et enfin pour l'uniforme tropical le fond est dans une couleur beige pour rester dans les couleurs du reste de l'uniforme, de même le liseret ne sera ici pas blanc mais marron comme les tresses des sous officiers.

A partir du 15 août 1939 les sous-officiers avais cet insigne bordé d'un liseret blanc. Normallement une bordure cousus à la main de 3mm, mais parfois simplement une soutache ou un cordon en aluminium. Les sous officiers ne portaient pas le liseret si la formation était terminé mais qu'ils n'étaient pas encore en poste. Les soldats du rang, après le 31 Décembre 1943, qui avais terminé leur formation et étaient en poste pouvaient comme les sous officiers porter cette bordure autour de l'insigne.

Dans l'ordre de gauche à droite, de haut en bas :
- Insigne de la heer
- Insigne de la heer (modèle fin, langue jaune)
- Insigne de la heer (fond gris)
- Insigne de la heer avec bordure
- Insigne de la heer (modèle tropical)
- Insigne de la Luftwaffe
- Insigne de la Kreigsmarine
- Insigne de la Kreigsmarine (version blanc)
- Insigne de la Kreigsmarine (pour Sanitätsmaat)



Schulterklappen
Les officiers ne portent pas l'insigne de spécialité vus précédement mais ont sur leurs épaulettes un baton d'asclépios métallique (A partir du le 16/03/1939). La couleur du liseret (waffenfarbe) est bleu pour le personnel appartenant aux compagnies sanitaires et rouge pour les généraux. A partir de 1944, les généraux prennent aussi la couleur bleu : l'ordre est donné le 1er mai 1944, mais les généraux avaient jusqu'au 30 septembre pour changer leurs insignes. Apparement, peu de généraux avaient respectés l'ordre. Les insignes sont dorés pour les officiers et argentés pour les généraux, ceci afin de mieux les distingués. Toutefois, ce standard n'a pas toujours été respecté.

Insignes sur les épaulettes :
- Baton d'aclépios : Unterarzt et Officiers du service médical
- A gothique : Académie médical miliatire (Militärärzliche Akademie, créé le 1 otc. 1934). L'insigne est cousus en bleu et bordé de bleu clair pour les bas rangs et métallique à partir des sous officiers supérieurs. Il désigne aussi les aspirants sous officers (jusqu'à Feldunterarzt) .
- A gothique + Baton d'aclépios : Officiers médicals de l'académie médical miliatire de Berlin
- L gothique : (Sanitäts Lehr und Prüfungkompanie) Compagnie médical d'instruction depuis le 16 mars 1939
- L gothique + Baton d'aclépios : Officiers de la Compagnie médical d'instruction
- A latin : Détachement médical d'une armée
- Chiffre romain : Hopital de réserve, à partir du le 01/06/1940
- Chiffre arabe : Numéro d'unités et détachements médicaux, hôpitaux de campagne, etc. Couture bordée de bleu clair à partir du 14/03/1939. Insigne métallique pour les sous officiers supérieur et plus.
- Z gothique : Dentistes (Zahnärzte)

Dans le service mdéical, il y a deux grades qui mérite une attention particulière : Feldunterarzt et Unterarzt. Le premier est pour ceux ayant réussi un examen professionnel préliminaire dans l'académie médical et agissant en tant que fonctionnaire stagiaire dans une unité de l'armée de campagne avant de reprendre ses études. Le second est pour ceux ayant réussi soit un cours d'officier, soit un examen professionnel final dans l'académie militaire médical et effectuant une période d'essai de deux mois dans une unité de l'armée de campagne avant d'être promu. L'Unterarzt porte un uniforme d'officier même si il ne l'est pas encore. Hormis ces deux grades assez spécifique, il n'y a rien de vraiment différent comparé aux autres branches de l'armée allemande.

La partie suivante concernant les grades sera plus exhaustif sur ce sujet puisqu'ici nous en resteront aux particularités de l'uniforme du service médical.

Images dans l'ordre de gauche à droite :
- Aspirant Officier, sous officier à l'académie médical de Berlin (Fahnenjunker-Unteroffizier)
- Aspirant Officier, sous officier à l'académie médical de Berlin (Fahnenjunker-Feldwebel)
- Aspirant Officier (Unterarzt)
- Lieutenant (Oberarzt)
- Capitaine et dentiste (Stabsarzt / Zahnärzte)
- Capitaine à l'académie de Berlin (Stabsarzt)
- Colonel à l'académie de Berlin (Oberstarzt)
- Général (Generalstabsarzt), avec le liseret bleu



5 - Les grades

Les grades sont détaillés dans la grande partie "Les grades" visible dans le menu (bandeau vert), on peut y voir les grades de bras, les épaulettes, les pattes de col et les noms avec parfois une description brève. Les grades du service sanitaire sont très similaire aux autres grades des autres branches. Leurs nom est parfois un peu compliqué à lire mais une fois la composition du mot comprise c'est très simple. Le rang de "Soldat", le tout premier rang, est dans le service sanitaire "Sanitätssoldat" : c'est "Sanitäts"+"soldat". Sanitäts signifie "sanitaire", c'est donc un soldat du service sanitaire. Ce préfixe sera utilisé jusqu'aux derniers grades de sous-officier. Les officiers (et deux rangs d'aspirant officier) auront un suffixe "Arzt" signifiant "médecin". Ces deux mots sont de bons repères pour identifier le lien avec le domaine médical. Pour les dentistes c'est "Zahnarzt" au lieu de "Arzt"; deux exemples : Oberzahnarzt, Unterzahnarzt. Voici la liste des nom des grades dans la heer pour le service sanitaire :

Heer Luftwaffe Kreigsmarine
Sanitätssoldat Sanitätssoldat Matrose
Obersanitätssoldat --- ---
Sanitätsgefreiter Sanitätsgefreiter Sanitätsgefreiter
Sanitätsobergefreiter Sanitätsobergefreiter Sanitätsobergefreiter
--- Sanitätshauptgefreiter Sanitätshauptgefreiter
Sanitätsstabsgefreiter Sanitätsstabsgefreiter Sanitätsstabsgefreiter
--- --- Sanitätsoberstabsgefreiter
Sanitätsunteroffizier Sanitätsunteroffizier Sanitätsmaat
Sanitätsunterfeldwebel Sanitätsunterfeldwebel Sanitätobermaat
Sanitätsfeldwebel Sanitätsfeldwebel Sanitätsfeldwebel
--- --- Sanitätsstabsfeldwebel
Sanitätsoberfeldwebel Sanitätsoberfeldwebel Sanitätsoberfeldwebel
Sanitätsstabsfeldwebel Sanitätsstabsfeldwebel Sanitätsstabsoberfeldwebel
Feldunterarzt Feldunterarzt ---
Unterarzt Unterarzt Marineunterarzt
Assistenzarzt Assistenzarzt Marineassistenzarzt
Oberarzt Oberarzt Marineoberssistenzarzt
Stabsarzt Stabsarzt Marinestabsarzt
Oberstabsarzt Oberstabsarzt Marineoberstabsarzt
Oberfeldarzt Oberfeldarzt Geschwaderarzt
Oberstarzt Oberstarzt Flottenarzt
Generalarzt Generalarzt Admiralarzt
Generalstabsarzt Generalstabsarzt Admiralstabsarzt
Generaloberstabsarzt Generaloberstabsarzt Admiraloberstabsarzt

-Feldunterarzt : Ayant réussi un examen professionnel préliminaire dans l'académie médical et agissant en tant que fonctionnaire stagiaire dans une unité de l'armée de campagne avant de reprendre ses études.
-Unterarzt : Ayant réussi soit un cours d'officier, soit un examen professionnel final dans l'académie militaire médical et effectuant une période d'essai de deux mois dans une unité de l'armée de campagne avant d'être promu.
-Dans la luftwaffe le grade de "Sanitätshauptgefreiter" n'est plus décerné après le 04/02/1944 et le grade de Sanitätsstabsgefreiter est créé à cette même date.
- Aspirant officier dans la marine : Marinesanitätskadett

6 - Dans les chars, la Luftwaffe et la Kriegsmarine
6.1 Luftwaffe

Les insignes, la fonction et l'organisation du service sanitaire dans la luftwaffe est très semblable à celui dans la heer. L'uniforme se distingue par ses litzen et pattes d'épaules d'une couleur bleu foncé et un patch avec le baton d'asclépios est porté pour indiquer la formation médical reçus (par contre il est sur la manche gauche contrairement à la heer, et sur fond gris comme celui des uniformes de la luftwaffe). Les secteurs d'activités du service médical restent très varié : évacuation des blessées, soin des blessées, soins dentaires, recherche aéromédicale etc.

[en cours]
6.2 Kriegsmarine

Le service médical du Kreigsmarine se distinguait de celui de la heer et de la Luftwaffe par son mode de fonctionnement : la principale affectation des médecins militaires est d'une part sur les grands navires et d'autre part dans les hôpitaux près de la côte et dans la zone portuaire.

Les Officiers mariniers du service sanitaire ont aussi été formés à l'Académie de médecine militaire de la Wehrmacht à Berlin. Mais en raison de l'augmentation du nombre de candidats, les lieux de la formation ont dû être déplacé. Au début, à Kiel, puis en 1941, l'Académie de médecine de la marine fut finalement transférée à Tübingen.

Initialement appelé Marinemedizinalabteilung (G), le département a été élargi en avril 1939 au bureau et subordonné en novembre 1939 au bureau général de la marine auprès du commandant en chef de la marine . Le chef de l'office naval était à la fois chef de l'assainissement de la Kriegsmarine , le responsable suprême du service médical de la Kriegsmarine et supérieur technique des départements et des installations subordonnés, ainsi que des hôpitaux et hôpitaux et des navires de transport blessés. La direction était établis depuis cabinets médicaux de Kiel et de Wilhelmshaven.

Pour les Dentistes, à compter du 1er janvier 1945, la carrière d'officier sanitaire de marine (Z) a été créée pour la durée de la guerre: Marineassistenzzahnarzt, Marineoberassistenzzahnarzt, Marinestabszahnarzt, Marineoberstabszahnarzt, Geschwaderzahnarzt.
[en cours]

7 - Témoignages et personnalités

7.1 Témoignages

[en cours]
Le professeur Strol a servi dans une unité sanitaire où sont arrivés les blessés, où ils ont reçu les premiers soins et où des opérations chirurgicales urgentes ont été effectuées. Il a rappelé que cette unité sanitaire était située dans une grande usine:
«Nous recevions environ mille personnes par jour. Souvent, il n'y avait aucune possibilité de chirurgie, nous ne faisions que bander et désinfecter les blessés. Parfois, nous ne pouvions même pas faire cela. J'ai travaillé comme chirurgien. Nous avons effectué des opérations sur trois tables d'opération dans l'usine, au même endroit que les pansements. Un médecin et une infirmière travaillaient à chaque table et une troisième personne les assistait souvent. Deux autres personnes ont déposé les blessés sur la table d'opération et les ont retirés de la table.
Les rouleaux de papier crépon servaient à la place des bandages et se distinguaient par une excellente capacité d'absorption. Le sol fut bientôt recouvert de bandages enlevés, leurs piles grossissaient. C'était une puanteur terrible. Nous avions enveloppé la partie supérieure de nos chaussures avec des bandages imbibés de lysol pour empêcher les poux de se déposer sur nos vêtements, car les bandages des blessés étaient infestés de poux. Les blessés ont dû souffrir d'une démangeaison intolérable. En tout état de cause, beaucoup d'entre eux se sont gratés sous des bandages à l'aide de petits bâtons. Le nombre de blessés qui nous sont parvenus était si important que nous ne pouvions pas y faire face. Les abcès ouverts, parfois des balles de fusil ont été retirés - si l'entrée était propre et la balle était peu profonde sous la peau. Malgré toutes les difficultés, nous sommes restés à la table d’opération pendant huit heures, huit heures supplémentaires pour examiner les blessés, s'est occupé d'eux et a préparé les soldats qui étaient déjà passés entre nos mains pour une évacuation. Les huit heures restantes pourraient être utilisées pour le repos et le sommeil. Nous buvions constamment du café et fumions beaucoup. L'alcool n'était pas autorisé.
Nous n'étions pas en mesure de soigner les blessures à la tête, nous avons donc tout mis en œuvre pour les envoyer dans les hôpitaux par voie aérienne. Les blessés à l'estomac - je dois le dire - ont été placés dans un coin et ont reçu une dose de morphine pour mourir. Telle était la réalité, car nous ne pouvions pas opérer sur les plaies de la cavité abdominale. De telles opérations prendraient deux à trois heures, tandis que les autres blessés, qui pourraient être soignés rapidement, resteraient sans traitement et sans soins. Nous n’avions tout simplement pas le temps."

( Helmut Vogel, "Victimes de la victoire: les Allemands dans la chaudière Korsun-Shevchenko" )
L'un des aspects de la vie à bord qui posait souvent problème était celui des soins médicaux relevant de la direction générale du Marinearztliches Forschungsinstitut für Ubootmedizin (= institut de recherche médicale navale pour la médecine libre ) situé à Carnac sur la côte atlantique française du Janvier 1942 à août 1944. Les plus gros bateaux, tels que les minelayers de type XB et les pétroliers de type XIV, transportaient un Stabsarzt qualifié.(médecin du personnel), Comme le faisaient la plupart des types IX qui se dirigeaient vers l’océan Indien. D’autres bateaux ne l’ont pas fait et l’un des officiers mariniers était formé pour administrer certains types de traitement. Ces amateurs ont fait de leur mieux, mais dans les cas difficiles, un rendez-vous avec un autre sous-marin transportant un médecin ou le patient transféré sur un bateau de domicile. Des troubles infectieux tels que maladies vénériennes et éruptions cutanées posaient des problèmes particuliers à un si grand nombre d’hommes vivant à proximité, notamment dans les cas de lavage en commun, beaucoup d'équipages de sous-marins ont assisté à une "cure" de santé d'une semaine à Carnac dans le cadre de leurs préparatifs pour la prochaine patrouille.

( From David Miller's U-Boats: The Illustrated History of the Raiders of the Deep -UK:Pegasus Publishing Ltd, and US: Brassey's, 2000 - pages 136-137 )
Au fil de la guerre, de nombreux sous-marins, en particulier les plus grands Type IX et Milchkuh de type XIV, approvisionnent des sous- marins , mais comprenant également plusieurs navires de type VII, transportaient systématiquement du personnel médical. Cependant, avant cela, il incombait à l'opérateur en chef de la radio d'agir en qualité d'ordonnateur médical. Georg Seitz se souvient: "En tant que opérateur radio, j’étais médecin à bord de U604 et responsable des fournitures médicales et du traitement de tous nos problèmes. Je suis sûr que c’est parce que nous avions des mains agiles et propres en tant qu'opérateur radio, KptltHöltring a souvent insisté sur le fait qu'il avait accès au cabinet médical pour utiliser le scalpel afin de sculpter de petits modèles alors qu'il était à bord. C’était donc une autre raison de désaccord, car je dirais: "C’est pour les hommes blessés, pas pour jouer." Mais il insisterait - et il était le capitaine. "Nous suivions des cours de courte durée à Carnac près de Lorient [en France] pour apprendre et réapprendre les premiers soins de base, des maux de dents à la gonorrhée! Parfois, nous n’avions pas de problèmes, mais parfois, nous avions beaucoup de choses à gérer, mais je dois dire que j'étais plus heureux quand sur le U873, c'était le travail du médecin-chef - Walter Ortwein."

(U-Boat Combat Missions de Lawrence Paterson (London: Elephant Book Co Ltd, also Barnes & Noble, 2007), page 85)

7.2 Personnalités

Franz Schmitz
Franz Schmitz est entré dans la Wehrmacht le 17 octobre 1937, cinq jours après son 19e anniversaire . Après une formation approfondie en tant qu’ambulancier paramédical , il est affecté le 7 juillet 1939 au Corps médical. Franz Schmitz était déjà remarqué dans la campagne polonaise par son engagement altruiste et courageux. Il a toujours été le premier à soigner ses camarades blessés, même sous le feu ennemi. Ainsi, le 3 octobre 1939, il est promu caporal pour bravoure contre l'ennemi et le même jour, il reçoit la Croix de fer, 2e classe. Dans la campagne de france, Schmitz a de nouveau prouvé son courage. Que ce soit avec l'arme dans la main pour attaquer des positions ennemies ou sauver des camarades blessés. Après avoir reçu l'insigne de la tempête d'infanterie et promu caporal médical, Franz Schmitz commanda, le 22 juin 1941, après une courte permission, la 95ème division d'infanterie. La campagne russe a commencé. Partout où des hommes de son bataillon, le III./Infantry Regiment 280 sont restés blessés, Franz Schmitz les a emmenés avec sa brigade médicale. Deux fois, il fut légèrement blessé mais resta avec ses camarades.

Le 7 juillet 1943, dans la région de Kiev, l'une des plus grandes batailles de la Seconde Guerre mondiale était en cours, la III. Bataillon subis le plus gros tir russe. Toutes les tentatives d'assaut du 280ème régiment d'infanterie ont échouées. Ce jour-là, Franz Schmitz sauve plus de 100 de ses camarades blessés. Le soir du 8 juillet 1943, Franz Schmitz reçois la Croix de fer première classe. Encore et encore, Schmitz s'est précipité sous le feu ennemis pour récupérer des blessés. Aussi incroyable que cela puisse paraître, en 14 heures, il sauve 98 blessés. Le 25 juillet 1943, Schmitz est impliqué dans de violents combats près de Panof avec le I. Battalion / Régiment d'infanterie 279. Après l'echec de ses supérieurs, Schmitz a pris l'initiative de la situation, aussi critique soit elle. Pendant la bataille, les Russes ont encerclé la position. La chaîne de commandement de Schmitz ayant échoué, il consolida les forces restantes et attaqua les Soviétiques par l'arrière pour tenter leur évasion. Cela a permis au reste du bataillon d'éviter toute destruction.

Trois jours plus tard, il reçois le fermoir de combat rapproché en bronze. Il avait été grièvement blessé durant le sauvetage d'un camarade et se retrouva dans un hôpital de campagne à l'agonie. Il était dans l'hôpital de réserve de Cracovie quand il a entendu à la radio qu'il devais recevoir la croix de chevalier le 13 septembre 1943. Le 11 octobre 1943, Franz Schmitz sort de l'hôpital pour un congé de convalescence de sept semaines. À Bonn, il devait s'inscrire dans le livre d'or de la ville. En mars 1945, Schmitz est à nouveau blessé, reçoit l'insigne de bléssé en or et est promu Oberfeldwebel. À sa sortie de l'hôpital, il est capturer par les américains, et relâché le 25 juin 1945.

Avant d'aller à la Bundeswehr, Franz Schmitz a été de 1951 à 1956 à la police fédérale des frontières . Pour des raisons de santé, il a dû quitter le service le 28 février 1962 avec le grade le plus élevé parmis les sous-officiers. Il est décédé le 10 juin 1985.

-------------------------------------------

Décorations :
Croix de fer 2e classe le 3 octobre 1939
Croix de fer 1ère classe le 20 septembre 1941
Insigne d'assaut d'infanterie le 20 septembre 1941
Médaille "Bataille d'hiver à l'Est 1941/42"
Insigne de la blessure (1939) en noir, argent et or (Or le 11 mars 1945)
Fermoir de combat rapproché de l'armée en bronze et argent (Bronze le 28 juillet 1943)
Croix de chevalier de la Croix de fer le 13 septembre 1943 en tant que Sanitäts-Unteroffizier et chef de groupe (Gruppenführer) dans la 3ème comp. régiment de grenadiers 279e

Erich Hippke
Première guerre :

Erich Hippke est né le 7 mars 1888 à Prökuls , dans la Prusse orientale . Le jeune Erich avait l'intention de devenir un médecin militaire. Il a donc inscrit à l'Académie d'élite des chirurgiens militaires la Kaiser-Wilhelms-Akademie für das militärärztliche Bildungswesen à Berlin . Il doit également rejoindre l'armée allemande le 1 er avril 1907 et est officiellement affecté au 4e régiment d'infanterie de garde (4e garde -régiment zu Fuß ) en poste à Berlin - Moabit .
Au cours de ses années passées à l'Académie, Hippke reçut de la commission Unterarzt ( candidat officier ) le 1 er mars 1912 et fut affecté au Grenadier-Regiment 9. Hippke obtint son diplôme le 19 juin 1913 et servit avec son régiment dans ses garnisons à Stargard, Bromberg ou Demmin. Il a également été promu au rang d’Assistenzarzt (égal à Leutnant ) le 18 août 1913.
Avec sa nouvelle promotion, Hippke fut transféré au 54ème Régiment d'Infanterie "von der Goltz" ( Régiment d'infanterie von der Goltz (7. Pommersches) Nr.54 ) stationné à Kolberg en tant que médecin militaire.
Avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale, son régiment fut envoyé sur le front est en tant que partie de la 36e division de réserve sous le commandement du général Kurt Kruge. Hippke a ensuite participé à la bataille de Gumbinnen et à la bataille de Tannenberg. En septembre 1915, il fut muté à l'état-major de la division et nommé adjudant au sein du chirurgien de la division. À ce titre, Hippke fut promu au rang d’Oberarzt ( Oberleutnant ) le 13 octobre 1915 et participa à des combats en Galice.
En octobre 1916, Hippke fut transféré au Heeresgruppe Below sous le commandement du général Otto von Below et servit sur le front macédonien. Hippke a passé presque un an avec cette unité avant d'être nommé adjudant du chirurgien de l'armée au sein de la 11e armée sous le commandement du général Kuno von Steuben.
En juillet 1917, Hippke fut envoyé sur le front palestinien, où il fut affecté à l'état-major de Heeresgruppe F sous le commandement du général Erich von Falkenhayn. Il a de nouveau été chargé de la qualité d'adjudant du chirurgien de l'armée.
Pour son service pendant la guerre, Hippke fut décoré des deux classes de croix de fer, de médaille de la Croix-Rouge prussienne de 3e classe et de médaille de guerre ottomane.

Seconde guerre :

À l'époque de l'Allemagne nazie , de 1937 à décembre 1943, Hippke était l'officier médical en chef de la Luftwaffe. Il a également été membre du conseil d'administration de l'Institut de recherche sur le cerveau Kaiser Wilhelm.
Oskar Schröder lui succéda le 15 mai 1944.

Après guerre :

Il n'a été arrêté qu'en décembre 1946. À cette époque, il était médecin généraliste à Hambourg , en Allemagne. Il a évité le procès des médecins et quitté Nuremberg sans inculpation. Il n’a jamais été accusé de crime, mais les enquêteurs américains des atrocités médicales nazies ont par la suite conclu qu’il était en réalité à l’origine de l’idée de ces expériences mortelles sur des humains. Il décède le 10 juin 1969 (81 ans) à Bonn , Allemagne de l'Ouest.

-------------------------------------------

Promotions :
- 1922 Oberstabsarzt
- 1937 Service médical de l'inspecteur de la Luftwaffe
- 1er février 1939 Generalarzt
- 1er mars 1940 Généralstabsarzt
- 1er juillet 1941 Generaloberstabsarzt

Décorations :
Croix allemande en argent du 20 mars 1944
Croix du mérite de guerre (1939), 1re et 2e classe avec épées
Décoration de la Croix-Rouge allemande, 1re classe
Croix de fer (1914), 1re et 2e classe (décoration de la Première Guerre mondiale)
Médaille de la Croix-Rouge prussienne de 3e classe (décoration de la Première Guerre mondiale)
Médaille de guerre ottomane (décoration de la première guerre mondiale)
Croix d'Espagne en bronze sans épées
Croix d'honneur de la guerre mondiale 1914/1918 ( Ehrenkreuz für Frontkämpfer )
Prix ​​de long service de la Wehrmacht , 1re classe ( Wehrmacht-Dienstauszeichnung )
Médaille Anschluss ( Die Medaille zur Erinnerung an den 13. März 1938 )
Médaille de Memel ( Die Medaille zur Erinnerung an die Heimkehr des Memellandes 22. März 1939 )
Médaille des Sudètes ( Die Medaille zur Erinnerung an den 1. Oktober 1938 )
Grand officier de l'ordre militaire italien de Savoie
Ordre impérial du joug et des flèches ( Espagne )
Médaille avec épées de la Première Guerre mondiale autrichienne
Médaille hongroise de la première guerre mondiale avec des épées

Oskar Schröder
https://de.metapedia.org/wiki/Schr%C3%B6der,_Oskar
[en cours]

Emil Greul
Voir
https://de.metapedia.org/wiki/Greul,_Emil
[en cours]

Alfred Karl Fikentscher
https://de.metapedia.org/wiki/Sanit%C3%A4ts-_und_Veterin%C3%A4roffiziere_der_Wehrmacht#Kriegsmarine
[en cours]

Heinrich Neumann
https://de.metapedia.org/wiki/Sanit%C3%A4ts-_und_Veterin%C3%A4roffiziere_der_Wehrmacht#Kriegsmarine
[en cours]

Anton Waldmann
https://de.metapedia.org/wiki/Sanit%C3%A4ts-_und_Veterin%C3%A4roffiziere_der_Wehrmacht#Kriegsmarine
[en cours]

Walther Wilhelm Keup
https://de.metapedia.org/wiki/Sanit%C3%A4ts-_und_Veterin%C3%A4roffiziere_der_Wehrmacht#Kriegsmarine
[en cours]

Lorenz Böhler
Voir https://de.metapedia.org/wiki/B%C3%B6hler,_Lorenz
[en cours]

Armin Wandel
Voir https://de.metapedia.org/wiki/B%C3%B6hler,_Lorenz
[en cours]

Siegfried Handloser
https://de.wikipedia.org/wiki/Siegfried_Handloser
[en cours]

Ernst Gadermann
https://en.wikipedia.org/wiki/Ernst_Gadermann?fbclid=IwAR1iS6rqStiOC23nT0cD876FES0kn4VmcB2WpnHk93qXVAie1DVjLC9lqmA
[en cours]

8 - Sources
Livres
- Die Deutsche Wehrmacht: Dienstgrade und waffenfarben des heeres 1939-1945, Sigmud Henner / Wolfgang Böhler
- Die Deutsche Wehrmacht: Dienstgrade und waffenfarben der luftwaffe 1939-1945, Sigmud Henner / Wolfgang Böhler
- Die Deutsche Wehrmacht: Dienstgrade und Laufbahnabzeichen der Kriegsmarine 1939-1945, Sigmud Henner / Wolfgang Böhler
- H.Dv. 100, Krankenträgerordnung
- "Richtlinien für die Versorgung Verwundeter" in den vorderen Sanitäts Einrichtungen
- Der deutsche Sanitätsdienst 1921-1945, plusieurs volumes
- Das Sanitätsgerät des Feldheeres
- Unterrichtsbuch für sanitäts unteroffiziere und mannschaften
-"The German Army Medical Corps in World War II" by Alex Buncher
- "German Army Shoulder Straps and Boards 1933-1945" de Thomas J. Suter
- Uniforms & Traditions of the German Army, 1933-1945, Vol. 1
- Uniforms & Traditions of the German Army, 1933-1945, Vol. 2
- Uniforms & Traditions of the German Army, 1933-1945, Vol. 3
- The German Army 1939–45 (2): North Africa & Balkans De Nigel Thomas
- Eric Lefèvre, "Uniforme - La Wehrmacht", 1978
- U-Boat Combat Missions de Lawrence Paterson (London: Elephant Book Co Ltd, also Barnes & Noble, 2007)
- David Miller's U-Boats: The Illustrated History of the Raiders of the Deep -UK: Pegasus Publishing Ltd, and US: Brassey's, 2000
- Man, Medicine, and the State: The Human Body As an Object of Government Sponsored Medical Research in the 20th Century by Franz Steiner Verlag. (Dont certaines pages sont disponibles ici)
Documentations
- https://sanitatssoldaten.weebly.com
- "German Medical Services",report on German army medical services was originally printed in Tactical and Technical Trends, No. 35, October 7, 1943,http://www.lonesentry.com/articles/ttt07/medical.html
- Conventions de Genève, https://ihl-databases.icrc.org/applic/ihl/dih.nsf/vwTreatiesHistoricalByDate.xsp
- L’armement du personnel sanitaire : une contrainte necessaire, https://lexdih.wordpress.com/divers/bibliographie/armement-du-personnel-sanitaire/
- Le service dentaire de l’armée allemande pendant la Seconde Guerre Mondiale par - http://www.histoire-medecine.fr/seconde-guerre-mondiale/service-dentaire-allemand-WWII.pdf Xavier Riaud
- Manuel de chirurgie sur le terrain de 1944 : Hartleben H: Die Organisation des Kriegssanitätswesens und der Einsatz der Sanitätstruppen du livre Feldchirurgie, Leitfaden für den Sanitätsoffizier der Wehrmacht. 10. u. 11. Aufl. Dresden – Leipzig: Theodor Steinkopff 1944
- https://dobroni.pl/n/der-sanittsdienst/8853, documentation par Przemysław Godlewski
Photos et sites web
- http://www.germandaggers.com, surtout pour la page des décorations
- Photos de la collection de Hans Kr. Lauritsen
- http://www.lexikon-der-wehrmacht.de/Soldat/Sanitatsversorgung.htm
- http://www.nachrichtentruppe.de/9-alle-kategorien/ausruestung/48-labeflasche-31
- http://www.mp44.nl
- http://www.wehrmacht-awards.com; Special thanks to Jan B and Christoph Awender.
- http://www.dererstezug.com/TheSANI1.htm
- http://www.narvikmilitaria.com/
- http://www.lonesentry.com/articles/ttt07/medical.html
- https://historicalsocietyofgermanmilitaryhistory.com/german-history-of-world-war-ii/wehrmacht-armed-forces-of-world-war-two/german-heer-army-photos/german-ww2-medical-korps/
- https://search.usa.gov/search?utf8=%E2%9C%93&affiliate=history&query=The+German+Medical+Service&commit=Search
- https://de.metapedia.org et surtout https://de.metapedia.org/wiki/Sanit%C3%A4ts-_und_Veterin%C3%A4roffiziere_der_Wehrmacht
- https://historicalsocietyofgermanmilitaryhistory.com/german-history-of-world-war-ii/wehrmacht-armed-forces-of-world-war-two/german-heer-army-photos/german-ww2-medical-korps/
- https://www.facebook.com/pg/wehrmacht38/photos/
- https://www.facebook.com/sanitatsabteilung71infdiv/
- https://www.facebook.com/The-German-Army-Medical-Corps-in-WWII-345033205614140/
- https://vk.com/deutsche_sanitater et https://vk.com/@recon_dnevnik-sanitary-nosilschiki-krankentrgger
- https://www.kpemig.de
- http://www.bozmilitaria.com/product/wundzettel/
- http://gmic.co.uk/profile/199-claudio/content/?type=forums_topic_post&page=36
- https://www.heimatsammlung-essen.de/deutsche-militaria/orden-ehrenzeichen/verwundetenabzeichen/
- http://www.panzergrenadier.net/forum/viewtopic.php?f=12&t=526&start=15
- https://vk.com/@recon_dnevnik-sanitary-nosilschiki-krankentrgger
- http://www.warrelics.eu
- https://www.deviantart.com/karlzw, avec l'aide de grand-lobster-king
- http://livinghistory.ru/topic/24998-voiskovye-sanitary-wh/page-4
- https://digitaltmuseum.no
- http://www.aboutww2militaria.com
- https://www.germanmilitaria.com
Films
- "Als Arzt im Fronteinsatz"

Me contacter : rebourssimon@gmail.com